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Une polarisation PAM-PJD ? Ilyas El Omari se dit contre

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ÉLECTIONS - Lors des dernières élections communales de 2015, plusieurs observateurs parlaient d’une éventuelle polarisation du champ politique marocain, avec d’une part le Parti de la justice et du développement (PJD) et de l’autre, le Parti authenticité et modernité (PAM). Aujourd’hui, à l’approche de l’échancre législative prévue le 7 octobre prochain, la question revient au premier plan. Mais pour Ilyas El Omari, le secrétaire général du parti du tracteur, "le Maroc n'a pas besoin de deux pôles politiques pour meubler sa scène politique".

"La scène politique marocaine n'a pas besoin d'une polarisation partisane", a-t-il déclaré jeudi à Tanger, lors d’une rencontre organisée par la Maison de la presse. Pour El Omari, cité par la MAP, "le pluralisme politique est convenable pour exprimer toutes les sensibilités intellectuelles et idéologiques, tant de gauche que de droite".

Lors des communales et régionales de 2015, le PJD était pour rappel arrivé premier au niveau des conseils régionaux, en remportant 174 sièges (25,6%), suivi du PAM avec 132 sièges (19,4%) et du Parti de l’Istiqlal avec 119 sièges (17,5%). En revanche, au niveau des conseils municipaux, c’est le parti du tracteur qui était arrivé premier en nombre de sièges (21%), suivi de l'Istiqlal (16,2%) et du PJD (15,9%). Le PJD avait toutefois remporté les grandes villes comme Rabat, Salé, Tanger, Kénitra, Meknès, Marrakech, Agadir et Fès.

"La coalition gouvernementale est composite"

"Pour le PJD, c’est indéniablement une très forte progression par rapport aux élections de 2009. Ils passent de la sixième à la seconde place avec une très forte croissance du nombre de voix et de sièges. En ce qui concerne le PAM c’est une stagnation voir un léger recul par rapport à 2009", avait alors expliqué au HuffPost Maroc le politologue Mohamed Tozy.

Selon lui, "la coalition gouvernementale est composite. On ne peut pas parler de clivage quand on sait que les 4 premiers partis ont totalisé entre 15 et 18% des voix. La dualité ne se joue pas, car le Maroc n’est pas clivé : le rapport religion/politique n’est pas comme en Tunisie, et il n’existe aucun élément idéologique ou projet de société qui puissent créer un point de clivage, il y a juste des sensibilités dans chaque parti. Dans chaque parti, les sensibilités modernistes ou conservatrices peuvent d’ailleurs se mélanger".

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