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Mort dans l'attentat d'Istanbul en venant chercher son fils qu'il avait convaincu de quitter Daech

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INTERNATIONAL - Mort après s'être battu pour sortir son fils de l'enfer jihadiste. Fathi Bayoudh, professeur et médecin colonel tunisien de 58 ans, était à l'aéroport international Atatürk d'Istanbul, mardi 28 juin, au moment où trois kamikazes ont tiré des coups de feu et fait sauter leurs ceintures explosives, comme l'a annoncé le ministère tunisien des Affaires étrangères. Selon plusieurs médias tunisiens, il s'était rendu en Turquie pour retrouver son fils, ancien jihadiste au sein du groupe État islamique (EI), emprisonné à Istanbul.

D'après Business News, qui cite des sources sécuritaires tunisiennes, le chef du service de pédiatrie de l’hôpital militaire de Tunis s'était rendu en Turquie pour retrouver et tenter de rapatrier son fils, qu'il avait convaincu de quitter la Syrie pour rejoindre son pays via Istanbul.

Sur Facebook, des proches du médecin ont partagé son histoire.

Les autorités tunisiennes auraient aidé Fathi Bayoudh dans sa démarche, notamment en localisant son fils, selon le journal en ligne tunisien. Âgé de moins de trente ans, Anouar Bayoudh aurait été arrêté à son entrée sur le territoire turc, pour être extradé vers Tunis.

Le journal Kapitalis raconte qu'Anouar, étudiant en médecine, avait dit à ses parents, il y a deux ans, qu'il se rendait en Suisse pour y faire un stage. Plus tard, il leur avouera s'être rendu en Syrie via l'Irak et avoir épousé une Tunisienne, partie avec lui, indique encore Kapitalis.

Son père Fathi, seul victime tunisienne des attentats, se trouvait à l'aéroport au moment des attaques car il attendait sa femme, qui devait également le rejoindre pour voir son fils en prison.

En octobre 2015, The Soufran Group estimait à 6000 le nombre de jihadistes d'origine tunisienne ayant rejoint les territoires contrôlés par le groupe État islamique.

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