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Initiative présidentielle: L'UGTT sur le devant de la scène médiatique

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HOUCINE ABASSI
MIGUEL SCHINCARIOL/AFP/Getty Images
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Le président de la République, Béji Caïd Essebsi, l'a dit lors de l’annonce de son initiative, en début de ce mois, concernant la formation d’un gouvernement d’union nationale: sans l’Union générale tunisienne du travail (UGTT) et sans l’Union tunisienne de l’industrie, du commerce et de l’artisanat (UTICA), les concertations sur la formation d’un gouvernement d’union nationale n’aura plus aucun sens.

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Au lendemain de cette annonce, la centrale syndicale a exprimé son approbation de l’initiative tout en précisant qu’elle ne participera pas, d’une manière directe, à la prochaine formation gouvernementale.

L’UTICA avait tenu les mêmes propos.

Quelques jours après le début des réunions de concertations au palais de Carthage – des réunions auxquelles ont pris part quelques partis de l’opposition excepté le Front populaire et quelques autres formations – les leaders de la centrale syndicale donnent l’impression d’être les plus impliqués dans cette affaire.

Ayant été reçu par le chef de l’État, le secrétaire-général de l’UGTT, Houcine Abassi, a accordé une interview à la télévision nationale où il a annoncé que la centrale maintient sa position quant à sa non participation au prochain gouvernement.

En revanche, l’UGTT est toujours déterminée à présenter ses propositions en ce qui concerne les priorités, les objectifs et les orientations de la nouvelle formation. Taclant la coordination de la coalition des partis au pouvoir, Abassi a estimé que l’échec du gouvernement actuel lui est attribué à elle et non pas à Habib Essid.

De son côté, le secrétaire-général adjoint et porte-parole de l’UGTT, Sami Tahri, a dénoncé, dans une déclaration accordée à la radio Express FM, le comportement de quelques partis politiques qui seraient, déjà, en train de proposer des noms pour les différents ministères alors que les négociations ne sont qu’à leur début. Pour Sami Tahri, il existerait même un dialogue parallèle autour de l’initiative présidentielle.

Questionné sur l’avancée des travaux au palais de Carthage, le porte-parole de la centrale syndicale a déclaré que toutes les parties prenantes au dialogue présenteront, dans les heures à venir, leurs premières propositions au chef de l’État. Sami Tahri a annoncé, par ailleurs, que les négociations seront décalées de deux semaines à trois.

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