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Les premiers témoignages après l'attentat à l'aéroport Atatürk d'Istanbul en Turquie

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ISTANBUL
ASSOCIATED PRESS
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ISTANBUL - Après l'attentat meurtrier qui a ensanglanté l'aéroport Ataturk d'Istanbul dans la soirée du mardi 28 juin, les premiers témoignages commencent à arriver.

Certains décrivent une scène de chaos, où tout est allé très vite, alors que d'autres racontent comment l'un des assaillants était habillé au moment d'ouvrir le feu.À Reuters, un septuagénaire sud-africain raconte avoir été à proximité de l'un des terroristes :

"Il tirait sur n’importe quelle personne qui se trouvait sur son chemin. Il était entièrement habillé de noir. Son visage n’était pas masqué. J’étais à 50 mètres de lui. Nous nous sommes réfugiés derrière un comptoir mais j’étais debout et je l’ai regardé. Deux explosions ont retenti à peu d’intervalle. A ce moment-là, il avait arrêté de tirer. Il s’est retourné et a commencé à avancer vers nous. Il tenait son arme à l’intérieur de sa veste. Il a regardé nerveusement autour de lui pour voir si quelqu’un allait l’arrêter et puis il a descendu l’escalator (…) On a entendu de nouveaux coups de feu puis une autre explosion, et après c’était fini".

Un autre témoin, cette fois cités par nos confrères du HuffPost Arabie, explique que "tout s'est déroulé très vite".

"J'attendais un ami qui rentrait de Dubaï au niveau du hall des arrivées, puis nous avons entendu une forte explosion et les agents de sécurité ont demandé aux gens de se jeter au sol. Le hall était bondé de gens, il y avait des enfants aussi. Nous nous sommes tous baissés, puis j'ai réussi à courir pour sortir de là".

"J'attendais mon vol pour Tokyo et soudain plein de gens se sont enfuis et je les ai suivis. J'ai entendu des coups de feu et c'était la panique", a expliqué à l'AFP une Japonaise, Yumi Koyi.

Oftah Mohammed Abdullah, une femme de nationalité non précisée, raconte à l'AFP avoir vu l'un des assaillants: "Il avait une écharpe rose, une veste courte et avait caché un fusil (dessous). Il l'a sorti et a commencé à tirer sur les gens. Il marchait comme un prophète" (vidéo-ci dessous).

"On a entendu des coups de feu, j'ai pris ma fille et j'ai couru. (...) C'est après, en voyant tout le sang par terre, le toit tombé, les gens qui étaient morts, qu'on se dit qu'on est des morts vivants. Peu importe où on est, on est frappé", a raconté une touriste française citée par RTL. "On suit la foule. On n'a pas le temps de percuter et de réagir. On voit des gens courir, on court. On entend des coups de feu, on court", a-t-elle décrit.

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