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Le procès de 7 journalistes et activistes marocains s'ouvre aujourd'hui

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TRIBUNAL PREMIRE INSTANCE
Le procès de 7 journalistes et activistes marocains s'ouvre aujourd'hui | DR
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JUSTICE- Après plusieurs reports, c’est finalement ce mercredi 29 juin que s’ouvre devant le tribunal de première instance de Rabat le procès de sept journalistes et activistes des droits de l’Homme.

Les prévenus sont poursuivis pour "atteinte à la sécurité de l’Etat“ en vertu de l’article 206 du Code pénal. Sur le banc des accusés, l’historien et journaliste de 54 ans Maâti Monjib, président de l’association Freedom Now et par ailleurs ex-directeur du centre Ibn Rochd d’études et de communication.

Il devrait comparaître aux côtés de Hicham Mansouri, 35 ans, journaliste et chargé de projet à l’Association marocaine pour le journalisme d’investigation (AMJI).

Le président de l’Association marocaine d’éducation de la jeunesse (AMEJ), Mohamed Sber, 44 ans, et Abdessamad Ait Aicha, 31 ans, journaliste et ancien coordinateur du projet de formation du Centre Ibn Rochd, devront également se présenter devant le juge.

Hicham Al Miraat, médecin âgé de 39 ans, fondateur et ancien président de l’Association des droits numériques (ADN) mais aussi ancien responsable des actions de plaidoyer à l’ONG Global Voices, Rachid Tarik, 62 ans, journaliste et président de l'AMJI, et Maria Moukrim, 39 ans, journaliste récompensée, en 2015, par le Prix de la MAP, directrice du site d'information Febrayer.com et ex-présidente de l’AMJI, complètent la liste des accusés.

Il faut rappeler que le dernier report de ce procès, suivi de près par la société civile et les ONG internationales, s’est fait en raison de l’absence de 2 co-accusés: Hicham Mansouri et Hicham Al Miraat.

Ils risquent jusqu’à 5 ans de prison et entre 1.000 et 10.000 dirhams d’amende.

Dans un communiqué diffusé sur son site, l'association Amnesty International critique ce procès qu'elle juge inéquitable et estime que poursuivre des journalistes crée “un dangereux précédent en matière de restriction de la liberté d'expression“. "Le procès de ces journalistes est préoccupant et aura valeur de test pour la liberté de la presse au Maroc", a déclaré Magdalena Mughrabi, directrice adjointe par intérim du programme Moyen-Orient et Afrique du Nord d’Amnesty International. "Les accusations selon lesquelles les journalistes et les citoyens qui s’expriment librement mettent en péril la sûreté de l’État sont extrêmement inquiétantes", a-t-elle ajouté.

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