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Après un an d'attente, le Delta Tomi qui devait livrer la Samir reprend sa route la cale pleine

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SAMIR - Cela faisait près d'un an qu'il attendait d'être déchargé, et il est reparti la cale pleine. Le pétrolier Delta Tolmi a subi les affres de la crise que traverse la Samir depuis l'année dernière. Arrivé en août 2015 au large des côtes de Mohammedia, le transporteur devait livrer à la raffinerie l'équivalent d'un million de barils de pétrole à son bord.

Comme l'explique l'agence de presse Reuters, le navire était dans l'impossibilité de décharger sa marchandise en raison de la dette qui pèse sur la raffinerie marocaine et qui l'a obligée à stopper ses activités. Selon Reuters, le bateau était depuis en attente dans les eaux marocaines, dans l'espoir qu'une solution soit trouvée.

Une source proche de la Samir a expliqué à l'agence de presse que la compagnie n'a pas pu réceptionner le pétrole car la Banque islamique de développement, qui a un contrat pour financer les importations de pétrole de la raffinerie, ne pouvait pas lui fournir le contrat de propriété nécessaire pour décharger le cargo.

Le Delta Tomi, qui fait partie de la flotte de la compagnie grecque Delta Tankers, a donc repris sa route. Selon ce site spécialisé qui permet de suivre en direct la position des navires marchands, il se trouve actuellement au large de la côte atlantique française.

En août dernier, la raffinerie implantée à Mohammedia avait stoppé toute activité de raffinage, plombée par des dettes colossales et le recul des cours de pétrole. Depuis, le patron du groupe Corral Petroleum Holding et principal actionnaire de la Samir, le milliardaire saoudien Mohammed Al Amoudi, ne cesse de promettre d'injecter de l'argent dans les caisses de la raffinerie, sans jamais tenir promesse.

Dans un verdict rendu début juin, la Cour d’appel de Casablanca a confirmé la décision du tribunal de Commerce de Casablanca en date du 21 mars plaçant en liquidation judiciaire la Samir. Mais c'est sans compter la détermination de l'homme d'affaires saoudien, qui a récemment décidé de porter l’affaire devant l’arbitrage du tribunal de l’Union européenne et celui du Centre international pour le règlement des différends relatifs aux investissements (CIRDI), basé aux Etats-Unis.

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