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Viol d'enfants par un français : Le ministre de la Justice ordonne l'ouverture d'une enquête

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CHILDREN
In this Monday, May 16, 2016 photo, A Syrian refugee child leaves a commercial space that a family has rented to live in, in the city of Gaziantep, southeastern Turkey. The family is one of thousands of refugees living in Turkey using a debit card, provided by the World Food Program, to partially take care of their groceries. Turkey, host to the largest refugee population in the world, including 2.7 million Syrians, is on the front line of the crisis. (AP Photo/Lefteris Pitarakis) | ASSOCIATED PRESS
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JUSTICE- L'affaire de viol d'enfants par un français avait provoqué une vague d’indignation en Tunisie et suscité des réactions virulentes de la part de la société civile. Une indignité face à crime atroce et face aussi à l'inaction des autorités tunisiennes dans cette affaire.

C'est le 28 juin que le ministre de la Justice Omar Mansour a ordonné au ministère public près le Tribunal de première instance de Sousse l’ouverture d’une information judiciaire sur le viol de 41 enfants tunisiens par un Français.

Dans un communiqué rendu public, le 28 juin, le département de la Justice a jugé indispensable d’émettre une commission rogatoire française dans l’objectif de rendre justice aux ayants droit.

Quant au ministère de la Femme, de la Famille et de l'Enfance, il a publié un communiqué, le 28 juin pour exprimer son indignation, avançant que la protection des enfants des agressions sexuelles est une priorité pour le ministère et appelant les citoyens à les signaler auprès des délégués de l'enfance, présents dans toutes les régions.

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Les jurés de la Cour d’assises des Yvelines (Paris) avaient condamné le Français Thierry Darantière, 52 ans, à 16 ans de prison pour avoir violé ou agressé sexuellement au moins 66 jeunes garçons dont 41 Tunisiens.

Les disques durs saisis chez lui renfermaient des milliers de photographies et des centaines de vidéos le mettant en scène avec des mineurs, lors de voyages en Tunisie (41 victimes), en Egypte (6) et au Sri Lanka (19), où il s’était rendu à de nombreuses reprises après le tsunami de 2004 sous couvert d’actions humanitaires.

Cette affaire avait provoqué une vague d’indignation en Tunisie et suscité des réactions virulentes de la part de la société civile qui a dénoncé le mutisme des autorités tunisiennes autour de l’affaire.

La députée du groupe parlementaire d'Al-Horra Bochra Belhadj Hamida avait demandé, le 27 juin, l'organisation d'une séance de questions orales au ministre de la Justice, Omar Mansour, et à la ministre de la Femme, de la Famille et de l'Enfance, Samira Marai Friaa concernant l'affaire de viol d'enfants par un Français, et ce conformément à l'article 146 du règlement intérieur de l'Assemblée des représentants du peuple.

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