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Le ministère de la communication met en demeure les télévisions off-shore non autorisées

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Le ministère de la Communication a mis en demeure ce 28 juin "les chaînes de télévision exploitant un service de communication audiovisuel de manière illégale en Algérie", indique un communiqué dudit département relayé par l'Agence de presse algérienne (APS).

Cette "dernière mise en demeure" entend que seules quatre chaînes de télévision sont autorisées à émettre en attendant de se conformer au cahier de charge et d'avoir leurs agréments. Il s'agit nommément de Ennahar TV, Echorouk TV, El Djazairia TV et Dzair TV.

Plus d'une quarantaine d'autres chaînes domiciliées à l’étranger émettent en Algérie et ne disposent pas de la "précieuse" autorisation. Parmi elles, beaucoup possèdent des bureaux et des rédactions employant plusieurs dizaines de personnes.

Le département de Hamid Grine explique cette décision par une volonté d'appliquer la loi et de "respect total de la législation et de la réglementation en vigueur et conformément aux missions et attributions qui lui sont dévolues, particulièrement celle relative à la régulation des activités de communication et celle relative à la promotion d'une information plurielle, responsable et objective".

Le ministère rappelle "pour la dernière fois que toute activité de communication doit être exercée, sur le territoire national, dans le respect strict des dispositions législatives et réglementaires y afférentes et qu'il veillera, chaque fois qu'il est nécessaire, à l'application de la loi dans toute sa rigueur contre tout contrevenant".

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Ce rappel à l'ordre du ministère de la Communication intervient après la vive diatribe du premier ministre le 23 mai dernier contre les médias et notamment les TV "offshore". M. Abdelmalek Sellal avait, alors, accusé ces télés de rapacité, de pratiquer du chantage et a annoncé que le ministre de la communication Hamid Grine était chargé par le gouvernement d’assainir la "situation dans les plus brefs délais".

Le ministre avait lui même déclaré en décembre 2015 qu'il était préférable que les télés ne disposant pas d'autorisations, cesse d'émettre. En avril dernier, M.Grine avait affirmé qu'aucune chaîne de télévision ou de radio ne pouvait être créée sans l'accord des autorités, soulignant que la tolérance de l'Etat a des "lignes rouges qu'il ne faut pas franchir".

Dans les missions qui incombe au ministère de la communication, on tient à rappeler qu'il a pour attributions de délivrer les autorisations d'exercice des activités de communication, y compris la presse électronique et de prévenir la concentration des titres et organes de presse de l'influence financière, politique ou idéologique en proposant les textes législatifs ou réglementaires appropriés.

Le ministère avait, dans ce sens, introduit une action en référé pour s'opposer au rachat du groupe El Khabar par l'homme d'affaires Issad Rebrab. Un bras de fer judiciaire est engagé et la justice a fini par geler la transaction en attendant de trancher sur le fond.

Entre-temps, deux émissions de la chaîne de télévision du même groupe El Khabar (KBC) ont été interdites de tournage et le directeur de la chaîne, ainsi qu'un producteur d'une émission et d'une directrice au niveau du ministère de la Culture ont été mis sous mandat de dépôt.

Ce communiqué du ministère donne-t-il un nouveau tour de vis annonçant la fermeture définitive de ces chaînes notamment KBC dont le directeur attend en prison son procès? Les autorités vont-elles déclarer la guerre à plus de quarante chaînes de télévisions? Tout porte à croire que les jours de ces chaînes sont comptés et que ne resteront que ceux qui seront "acceptées" par le pouvoir.

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