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L'architecte du futur Centre culturel du Maroc à Paris Tarik Oualalou répond aux critiques

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CENTRE CULTUREL MAROC PARIS
Présentation du projet de centre culturel du Maroc devant le roi Mohamed VI, le 17 février 2016 à l'IMA | Elysée
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ARCHITECTURE - Il n'est pas encore sorti de terre, et pourtant, le futur Centre culturel du Maroc à Paris (CCMP) divise déjà. Début mai, le quotidien français Le Parisien évoquait les critiques adressées par des habitants du boulevard Saint-Michel, où sera implanté le futur centre, au cabinet Oualalou+Choi pour ses choix architecturaux.

Ce dernier, fondé en 2001 par Tarik Oualalou et son épouse Lina Choi, a décidé de prendre les devants. Ce mardi 28 juin à 18 heures, la présentation du projet est inscrite à l’ordre du jour du conseil de quartier et aura lieu à la mairie du Ve arrondissement de Paris.

Est-ce pour convaincre les habitants réticents? Contacté par le HuffPost Maroc, le cabinet Oualalou+Choi indique que “l’objectif de cette réunion – qui a été organisée de notre propre initiative - est de communiquer avec les riverains en leurs donnant des éclaircissements concernant le projet et son planning“.

Un projet critiqué…

Désigné comme architecte du projet, Tarik Oualalou, au passage fils de l'ancien ministre et maire de Rabat Fathallah Oualalou, a choisi un mélange hybride entre les architectures marocaine et française.

Sur 1.360 mètres carrés, l’architecte marocain devrait élever un bâtiment de 8 étages sur 10 mètres de large avec des plans inclinés et divers degrés d’opacité. En façade, il opte pour un revêtement de verre en damier pour faire pénétrer la lumière.

Un choix que ne lui pardonne pas l’historien d’art et d’architecture François Loyer qui a qualifié d’“incongru“ le rubik’s cube de Tarik Oualalou. Une critique soutenue par la Société pour la protection des paysages et de l’esthétique de la France (SPPEF).

Selon le Parisien, pour intégrer le projet dans l’architecture du Ve arrondissement où il devrait s’ériger, les architectes des bâtiments de France espéraient voir quelques aménagements apportés.

…mais soutenu par la mairie, la ville et l’arrondissement

Le cabinet Oualalou+Choi balaie ces critiques d’un revers de main. "Paris a toujours promu une architecture actuelle et contemporaine en essayant d’éviter les pastiches historicistes; ce qui permet à la ville d’être un des grands théâtres de l’architecture contemporaine“, nous explique Oualalou+Choi.

“Le projet du Centre culturel du Maroc a été – selon la démarche habituelle - instruit par l’ensemble des commissions et départements de la ville et de l’Etat, et ne soulève aucune remarque de la part des Architectes des Bâtiments de France, ni de la commission du Vieux Paris", ajoute le cabinet architectural.

"Par ailleurs, les représentants de l’Académie d’Architecture, que nous avons reçus personnellement, ont également exprimé leur accord sur le projet“, conclut-il, soulignant que le projet a obtenu l’aval de la préfecture, de la Ville de Paris, et de l’arrondissement qui n’ont fait part d’aucune objection.

Un centre pour faire rayonner la culture marocaine

Le cabinet Oualalou+Choi exclut d’apporter tout aménagement à la version du projet présenté mi-février à l’Institut du monde arabe (IMA). “L’instruction du projet du Centre culturel du Maroc a duré quasiment un an, pendant lequel nous avons apporté de nombreuses modifications et ajustements”, nous confie encore l'agence. Bonne nouvelle cependant: “la prévision financière du projet reste inchangée“.

Présenté le 17 février 2016 lors de la visite du roi Mohamed VI à Paris, le futur centre culturel marocain a été entièrement financé, à hauteur de 7 millions d’euros, par le Maroc. Il sera construit au 115, boulevard Saint-Michel dans le Ve arrondissement de Paris. Le lieu est hautement symbolique puisque le centre devrait s’ériger en lieu et place de l’ancien siège de l’Association des étudiants musulmans nord-africains (AEMNA).

"Son objectif est simple: faire rayonner en France la culture contemporaine marocaine et animer une partie de la diaspora marocaine qui est maintenant entre les deux rives“, expliquait Tarik Oualalou en février.

Une fois achevé, le centre devrait abriter, au rez-de-chaussée, un centre de langues arabe et amazigh, une bibliothèque, une cafétéria et un auditorium. Un étage de l’édifice accueillera des locaux administratifs du CCMP. Les trois derniers niveaux du bâtiment seront réservés à des bureaux en location pour permettre l’indépendance financière du centre. L'ouverture est prévue en 2018.

maquette ccmp

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