Huffpost Algeria mg

A Gaza, Ban dénonce le blocus, maintenu malgré la réconciliation israélo-turque

Publication: Mis à jour:
BAN KIMOON
Le patron de l'ONU Ban Ki-moon qualife à Gaza le blocus israélien "punition collective alimentant l'escalade" des violences, le 28 juin 2016 | AFP
Imprimer

Le patron de l'ONU Ban Ki-moon a qualifié mardi le blocus israélien de Gaza de "punition collective alimentant l'escalade" des violences, après l'annonce par Israël du maintien de ce blocus malgré un accord de normalisation avec la Turquie qui réclamait sa levée.

Le blocus terrestre, maritime et aérien imposé depuis 10 ans par Israël à la bande de Gaza "étouffe les habitants, détruit l'économie et entrave la reconstruction" de la petite langue de terre côtière ravagée par trois offensives israéliennes depuis 2008, a lancé M. Ban lors de sa quatrième et dernière visite à Gaza en tant que secrétaire général de l'ONU.

"C'est une punition collective dont les responsables devraient rendre des comptes", a-t-il poursuivi, depuis l'une des dizaines d'écoles de l'ONU qui prennent en charge les réfugiés palestiniens, plus des trois-quarts de la population de la bande de Gaza.

"Aujourd'hui, 70% des Gazaouis ont besoin d'une aide humanitaire. La moitié des jeunes gazaouis n'ont pas ou peu de perspectives d'emploi ou d'horizon pour leurs espérances", a-t-il encore dénoncé.

Selon la Banque mondiale et l'ONU, le blocus maritime, terrestre et aérien a virtuellement tué toute exportation de Gaza, mené l'économie de la petite enclave coincée entre Egypte, Israël et Méditerranée au bord du gouffre. Il prive également de mouvement la grande majorité des 1,9 million de Palestiniens de Gaza.

Mais pour Israël, ce blocus est nécessaire pour empêcher l'entrée de matériaux permettant aux groupes armés de produire leurs arsenaux artisanaux.

"Cette situation ne peut pas perdurer, elle alimente la colère et le désespoir, elle augmente le danger d'une escalade des hostilités", a affirmé M. Ban alors que la veille, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu avait qualifié ce blocus d'"intérêt sécuritaire de haute importance" pour Israël, affirmant qu'il n'était "pas prêt à le renégocier".

Ankara, dont la brouille avec Israël est née d'un assaut israélien meurtrier sur un navire turc tentant de briser le blocus de Gaza, avait un temps affirmé conditionner la normalisation de ses relations avec Israël à la levée du blocus de Gaza.

L'accord entre Israël et la Turquie comprendrait finalement la construction avec des fonds turcs d'une centrale électrique, d'une usine de dessalement et d'un hôpital à Gaza.

Retrouvez les articles de HuffPost Algérie sur notre page Facebook.

Pour suivre les dernières actualités en direct, cliquez ici.