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Pour Rached Ghannouchi, "les djihadistes sont l'héritage de Ben Ali"

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En voyage en France, où il a rencontré de nombreux membres du gouvernement français, le président d'Ennahdha, Rached Ghannouchi a accordé une interview à la radio française France Inter, diffusée lundi 27 juin.

Le HuffPost Tunisie en a relevé les principaux points.

"Les djihadistes sont l'héritage de Ben Ali"

"Les djihadistes ne sont pas nés de la révolution, ils sont l'héritage de Ben Ali" a déclaré le président d'Ennahdha à France Inter avant d'ajouter: "Tout comme ils sont les héritiers de Saddam Hussein, de Moubarak, de Kadhafi et de Bachar Al Assad, ils sont aussi les héritiers de Ben Ali".

S'il reconnait que ce sont "des enfants de la Tunisie", il affirme qu'ils "ont malheureusement grandi dans un système despotique, dans un système d'exclusion, de pauvreté et de corruption".

Pour lui, "aucun (des djihadistes) n'est sorti d'une école ou une université religieuse, qui présente l'Islam d'un point de vue académique", ce qui expliquerait leur ignorance.

Questionné sur le salafisme en Tunisie, Rached Ghannouchi déclare: "La Tunisie n'est pas propice à ces gens-là. La Tunisie une terre d'Islam modéré et historique". conclut-il.

Relever l'économie, principal défi

Revenant sur la situation économique du pays, Rached Ghannouchi a affirmé qu' "il faut aider l'économie tunisienne par tous les moyens (...) afin que la Tunisie soit prête à faire face au terrorisme, à la pauvreté...".

Pour ce faire, le président d'Ennahdha a indiqué que la Tunisie avait besoin de ses partenaires internationaux, rassurant par la même occasion les touristes européens et principalement français à propos de la destination Tunisie: "Bien sûr qu'ils peuvent venir en Tunisie, parce que la Tunisie est sécurisée. Elle a fait face, comme tous les pays du monde, au terrorisme" a-t-il déclaré.

S'il déclare que le "combat continue" contre le terrorisme, il affirme "qu'aujourd'hui l'État a remis les choses en place. L'État est devenu plus présent et plus offensif alors que le terrorisme est en situation de repli".

Interrogé sur le message qu'il souhaite adresser aux français, il affirme: "Si vous souhaitez que la démocratie tunisienne réussisse, alors investissez dans cette démocratie et investissez dans la lutte contre le terrorisme à travers votre soutien financier".


"Notre principal défi est de relever l'économie... par franceinter

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