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Mohamed Moubdie raconte ses premiers ramadans (VIDÉO)

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POLITIQUE - Dimanche 26 juin, le site d'information Alyaoum24.com a diffusé un épisode de son émission "f'tour politique". L'invité --ou plutôt l'hôte, vu que le f'tour se déroule chez lui-- est Mohamed Moubdie, ministre de la Fonction publique et maitre de céans.

Autour d'une table de f'tour, le ministre, entouré de son épouse --qui se tient immobile durant la quasi-totalité de l'émission--, revient sur ses souvenirs du ramadan, son programme quotidien et sa passion pour la t'bourida.

Ramadan, mois de la diplomatie désintéressée

Tête baissée, regard magnétisé par son assiette (vide), Mohamed Moubie déclare: "Que Dieu en fasse un mois de pardon, de solidarité et de rapprochement entre les tribus et les peuples". Pour le ministre, "ce qui distingue ce mois, c'est la piété, la solidarité, les ...les... hum...les occasions de se rapprocher des membres de la famille", poursuit-il, visiblement peu inspiré.

Ramadan d'époque

"Ramadan a changé", avance Mohamed Moubdie, qui connait Ramadan depuis très longtemps, à une époque où "il n'y avait pas de télévision. Les gens se rencontraient, discutaient. Aujourd'hui, lors du f'tour, les regards sont monopolisés par la télévision."

Autre changement remarquable: la généralisation de la bonbonne de gaz: "Dans les villages, les douars, la cuisson par le gaz n'existait pas. On utilisait le feu de bois, et dès l'après-midi, on voyait, partout, la fumée s'élever des maisons", se remémore-t-il.

Mémoires outre-ramadan

"Une fois, à Fkih Bensalah, le jour de l'aïd n'a été annoncé qu'en milieu de journée. Les gens jeunaient normalement, croyant que Ramadan n'est pas encore fini, quand le berrah est venu au souk pour annoncer que c'est l'aïd. Beaucoup de personnes ont immédiatement allumé une cigarette".

Une autre fois, "il s'est trouvé que j'étais à l'extérieur, avec des cousins, quant l'appel à la prière annonçant la rupture du jeûne a retenti. On voulait faire vite pour manger la harira, et nous avons donc couru pour arriver rapidement à la maison de mon oncle", raconte Moubdie. "Or, vu que j'étais le plus jeune d'entre eux, je n'ai pas pu suivre leur rythme, et je suis resté derrière. Mes cousins sont rentrés, mais ont oublié d'attacher les chiens de mon oncle, qui ne me connaissaient pas", poursuit-il. Bilan: "une morsure au bras". Et Moubdie de regarder son bras, des fois qu'une trace de la morsure serait encore visible.

Le programme quotidien

"La plupart du temps, je suis ici", à Rabat, déclare-t-il, expliquant que "les engagements gouvernementaux font que ma présence ici est nécessaire, du moins jusqu'à jeudi soir". Si l'occasion s'y prête, "je passe le vendredi, le samedi et le dimanche à Fkih Bensalah".

La t'bourida, un art qui civilise

"Près de 160.000 personnes assistent au moussem" de Fkih Bensalah, selon Moubdie. "Quel public, mais vraiment, quel public. On ne rencontre un public pareille nulle part ailleurs", s'extasie le ministre, qui tient à "souligner la différence entre ce public et celui du football, qui se bat, s'entretue, s'exhibe torse nu". Puis de conclure, docte, que "la t'bourida est un art. Un art qui éduque, cultive, civilise".

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