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Le FFS boycotte le débat sur la loi électorale: le pouvoir "ruse" et "pousse le pays à l'effondrement"

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BOUAICHE CHAFAA FFS
Chafaa Bouaiche, chef du groupe parlementaire du FFS, et Ali Laskri | dr
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Le groupe parlementaire du Front des forces socialistes (FFS) a décidé de boycotter le débat sur la loi électorale prévu ce dimanche 26 juin 2016 à l’assemblée populaire nationale (APN) en faisant un constat cinglant sur le "système de fraude en amont" et promettant de continuer à lutter pour "l’abrogation de toutes les lois scélérates."

La décision du boycott de la séance consacrée à l’examen de la loi électorale est accompagnée d’une déclaration politique au vitriol accusant le pouvoir de continuer "ruser" malgré son discours sur les réformes démocratiques et de "pousser le pays vers l'effondrement".

Cette loi électorale, indique-t-il est une "continuation de la judiciarisation du politique et de la fuite en avant autoritaire dans l’aggravation de la crise nationale".

Prenant pour repère l'année 2011 où le pouvoir a annoncé des réformes, le groupe parlementaire du FFS constate que sur cinq ans, les "émeutes" se sont multipliées, des "violences intercommunautaires" se sont installées "dans la durée" avec une "explosion de phénomènes de corruption impunis" et de "violentes polémiques publiques mettant en cause des responsables institutionnels."

ffs députés

Pour le FFS, la détérioration du climat politique et de la morale publique sont "directement liés au mépris des lois et institutions de la République par les représentants du pouvoir eux-mêmes."

"Quand le pouvoir viole les lois et utilise le deux poids deux mesures dans l’application du droit en fonction des allégeances, il devient le premier pourvoyeur de désordre dans le pays" lit-on dans la déclaration des parlementaires du FFS.

Pour le FFS, le pouvoir cherche aujourd'hui à "donner un tour de vis autoritaire en recyclant ses vieilles recettes et ses clientèles coutumières de la fraude et des coups de force contre une véritable représentation sociale et politique des Algériens. "

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Pour le FFS, il ne sert à rien de faire dans la "dénonciation répétitive et stérile d’un système de fraude, dont les instruments résident essentiellement en amont: dépolitisation brutale et délibérée de la société sur des années, élaboration de lois électorales sur mesure, contrôle du fichier électoral, dispositif d’encerclement médiatique et d’intimidation de l’électorat et / ou des représentants des candidats, rôle de l’argent sale, partialité de l’administration, orientation du vote des corps constitués…".

Pour le FFS, les irrégularités constatées lors des différents scrutins "ne sont pas de nature à changer les résultats fabriqués depuis longtemps.".

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