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Nasrallah: Le combat pour Alep est "la plus grande bataille" en Syrie

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NASRALLAH
Supporters of Lebanon's Hezbollah leader Sayyed Hassan Nasrallah react as he addresses them from a screen during a ceremony marking the 40th day after Hezbollah commander Mustafa Badreddine(picture on banner) was killed in an attack in Syria, in Beirut's southern suburbs, Lebanon June 24, 2016. REUTERS/Aziz Taher | Aziz Taher / Reuters
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Le chef du Hezbollah libanais Hassan Nasrallah a affirmé vendredi que le combat pour la ville d'Alep est "la plus grande bataille" en Syrie, promettant d'envoyer plus de combattants pour soutenir le régime syrien dans son offensive contre les rebelles.

Intervenant lors d'un meeting marquant le 40e jour de la mort de Mustafa Badredinne, un ex-chef militaire du Hezbollah, il a indiqué que son organisation "allait augmenter sa présence à Alep (nord de la Syrie) car la plus grande bataille, celle qui est réelle et stratégique, est celle pour la ville et la région d'Alep."

La majorité de cette province septentrionale est aux mains du Front al-Nosra, branche syrienne d'al-Qaïda et de ses alliés islamistes, tandis que la ville, ancienne capitale économique du pays, est divisée depuis juillet 2012 entre quartiers tenus par les rebelles et zones contrôlées par le régime.

Les forces du président syrien Bachar al-Assad, appuyées par l'aviation russe, cherchent depuis des mois à assiéger totalement la ville d'Alep en coupant notamment les routes d'approvisionnement des quartiers rebelles avec la Turquie toute proche et qui soutient les insurgés.

"Nous faisons face à une nouvelle vague, une nouvelle phase d'opérations militaires (de la part des rebelles) dans le nord, spécialement dans la région d'Alep", a affirmé M. Nasrallah.

Le chef du Hezbollah a révélé, ce qui lui arrive très rarement, que son mouvement avait perdu 26 de ses membres au cours des affrontements durant ce mois.

Des combats sanglant pour le contrôle de Zeitan et Khalassa, deux localités stratégiques au sud d'Alep, avaient tourné à la mi-juin à l'avantage d'al-Nosra et de ses alliés

"Le combat pour la défense d'Alep, c'est le combat pour la défense du reste de la Syrie, de Damas. C'est la défense du Liban, de l'Irak et de la Jordanie", a martelé le chef du Hezbollah. "Il est de notre devoir d'être à Alep. Nous y sommes et nous resterons à Alep", a-t-il encore dit.

Hassan Nasrallah a affirmé que le cessez le feu, entré en vigueur le 27 février sous les auspices des États-Unis et de la Russie n'avait servi que les rebelles qui étaient alors en train de perdre du terrain.

"Quand ils ont vu que nos adversaires étaient en train d'être défaits, les États-Unis et le Conseil de sécurité de l'ONU ont fait pression sur la Russie et la communauté internationale pour imposer une trêve", a-t-il soutenu.

"Qui en a bénéficié? Ce sont ceux qui ont fait venir des milliers de combattants, des chars, de l'artillerie et des munitions pour redonner vie à l'offensive" des rebelles, a-t-il ajouté faisant allusion à la Turquie et à l'Arabie Saoudite, qui appuient les insurgés.

La guerre en Syrie a éclaté depuis 2011 et implique une multitude d'acteurs syriens et internationaux. Elle a fait plus de 280.000 morts.

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