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Pourquoi les parents ne devraient jamais commenter le poids de leur fille

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POIDS FILLE
Girl standing on scale | Dennis Hallinan via Getty Images
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SANTÉ - "Dis donc, tu n'aurais pas pris un peu de poids?", "Tu ne devrais pas manger autant..." Ces remarques peuvent paraître anodines, mais elles pourraient bien marquer un enfant à vie. D'après une étude menée par trois universités américaines et relayée par nos confrères du Huffington Post américain le 17 juin, ces commentaires souvent bien intentionnés et parfois même lancés sur le ton de l'humour, peuvent avoir des conséquences sur le poids d'une femme tout au long de sa vie.

Menée sur 501 femmes américaines, âgées de 20 à 35 ans, l'étude cherche à montrer la corrélation entre les commentaires faits par les parents pendant l'enfance et l'image que les femmes ont de leur corps à l'âge adulte. Son résultat, à l'heure où la publicité ne se prive pas de prévenir les femmes de l'arrivée imminente de l'été, prouve non seulement que ces remarques peuvent avoir des conséquences, mais qu'elles sont même contreproductives.

Plus le poids a été discuté dans l'enfance, de manière positive ou négative, plus l'indice de masse corporelle (IMC) est élevé à l'âge adulte et moins les femmes se disent satisfaites de leur corps, indique l'étude. À poids égal, une femme dont les parents ont souvent commenté le poids sera moins satisfaite de son poids qu'une femme n'ayant pas eu de remarques de la part de ses parents, même si elles sont toutes deux considérées comme ayant un poids normal.

En revanche, les remarques sur les habitudes alimentaires ne semblent pas avoir de conséquences sur la satisfaction des femmes quant à leur physique.

Il suffit d'une seule remarque pour laisser une "cicatrice"

Le docteur Brian Wansink, qui a dirigé l'étude, explique que ces commentaires peuvent véritablement "laisser une cicatrice". "Nous avons demandé aux femmes de se rappeler à quelle fréquence les parents commentaient leur poids. Mais en fait, il suffisait d'un seul commentaire pour que l'influence soit aussi mauvaise que s'ils étaient récurrents", indique-t-il au New York Times. "L'empreinte est profonde".

Comme le souligne Le HuffPost américain, des études ont déjà prouvé que les filles mises au régime pendant l'enfance ont plus de risque d'affronter des troubles alimentaires ou des problèmes d'obésité lorsqu'elles sont adultes. D'autres avaient également montré que les jeunes filles critiquées pour leur surpoids avaient plus de risques de tomber dans l'obésité à l'âge adulte, même lorsqu'elles grandissent avec un poids normal.

L'impact constaté chez les filles est particulièrement violent, car elles sont "exposées à tellement de messages prônant la maigreur et l'importance de se préoccuper de son poids, que la valeur même d'une femme est parfois liée à son apparence", explique Rebecca Puhl, sous-directrice du centre de recherches sur les habitudes alimentaires de l'université du Connecticut.

Mais les garçons ne sont pas à l'abri de ces complexes. Des études ont prouvé qu'ils pouvaient eux aussi s'inquiéter de leur apparence. Mais, plutôt que leur poids, ce sont surtout leur taille et leur musculature qui les préoccupent.

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