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Le pétrole, regagné par l'optimisme, s'installe au-dessus des 50 dollars

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Les prix du pétrole repartaient à la hausse mercredi en cours d'échanges européens, sur fond d'espoirs de voir les stocks américains de brut à nouveau décliner et après l'échec des négociations avec les rebelles au Nigeria, ce qui laissait présager de nouvelles perturbations de la production.

Vers 10H00 GMT (12H00 HEC), le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en août valait 51,20 dollars sur l'Intercontinental Exchange (ICE) de Londres, en hausse de 58 cents par rapport à la clôture de mardi.

Dans les échanges électroniques sur le New York Mercantile Exchange (Nymex), le baril de "light sweet crude" (WTI) pour la même échéance, dont c'est le premier jour d'utilisation comme contrat de référence, gagnait 63 cents à 50,48 dollars.

"Le pétrole est de retour au-dessus des 50 dollars le baril", se rapprochant des sommets atteints début juin, "sur fond d'espoirs qu'une nouvelle baisse des stocks américains sera évidente dans les données de l'Energy Information Administration (EIA, une antenne du département américain de l'Énergie) ce mercredi, faisant écho à celles de l'American Petroleum Institute (API)" publiées après la clôture des échanges mardi, observaient Michael van Dulken et Augustin Eden, analystes chez Accendo Markets.

Selon les estimations de la fédération professionnelle API en effet, les réserves américaines de brut ont décliné de 5,2 millions de barils la semaine dernière, ce qui constituerait, si ces données sont confirmées par les chiffres du département américain de l'Énergie (DoE) à 14H30 GMT, la plus importante baisse hebdomadaire enregistrée jusqu'à présent cette année, relevait Stephen Brennock, analyste chez PVM.

"Les stocks au terminal pétrolier de Cushing (Oklahoma, centre-sud, stocks qui servent de référence au pétrole échangé à New York, NDLR) et ceux de produits distillés ont également diminué", soulignaient les analystes de Commerzbank, précisant toutefois que les chiffres de l'API ne s'étaient pas illustrés par leur grande fiabilité ces dernières semaines, étant régulièrement contredits par les données officielles du DoE.

De leur côté, les analystes interrogés par l'agence Bloomberg anticipaient, selon une prévision médiane, une baisse des réserves de brut de 1,5 million de barils, ainsi qu'un déclin des stocks d'essence d'un million de barils et une progression d'un million de barils également des réserves de produits distillés (dont le gazole, le fioul de chauffage et le kérosène).

Par ailleurs, les cours du brut ont également bénéficié des derniers développements en provenance du Nigeria, le premier exportateur africain de pétrole, où les rebelles qui multiplient depuis plusieurs semaines les attaques contre des installations pétrolières ont démenti le fait qu'ils étaient parvenus à un accord de cessez-le-feu d'un mois avec le gouvernement, comme annoncé auparavant par un responsable pétrolier nigérian, notait M. Brennock.

"Cela signifie qu'il y a toujours un risque d'interruptions prolongées de production dans ce pays d'Afrique de l'Ouest. La production pétrolière nigériane a déjà plongé à son plus bas niveau en plus de vingt ans en raison de ces attaques" des rebelles, commentaient les experts de Commerzbank.

Depuis le début de l'année, le Nigeria est frappé par une accélération de sabotages par des groupes rebelles, notamment les Vengeurs du Delta du Niger (NDA), ce qui a largement contribué à soutenir les cours lors des dernières semaines.

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