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Une enquête du CESEM renseigne sur les caractéristiques de la jeunesse marocaine

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JEUNESSE MAROCAINE
Une enquête du CESEM renseigne sur les caractéristiques de la jeunesse marocaine | DR
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JEUNESSE- Le centre de recherche du groupe HEM (CESEM) a rendu public ce mercredi 22 juin les premiers éléments de son étude sur la jeunesse marocaine. Intitulée “La jeunesse au Maroc: marginalités, informalités et adaptations“, elle a été réalisée entre décembre 2015 et mars 2016 via un questionnaire auprès d’un échantillon de 2.000 jeunes marocains âgés de 15 à 29 ans. Parmi les sondés, 1.200 sont issus du milieu urbain et 800 du milieu rural. En voici les premières conclusions.

Une jeunesse encore attachée à la famille et dépendante de la technologie

L’enquête montre que la jeunesse marocaine est encore attachée à la famille. Même si 45,1% des personnes sondées indiquent ne pas avoir leur propre chambre, 82% vivent encore avec au moins un des deux parents.

L’enquête révèle également que les gadgets électroniques occupent une place importante dans la vie des jeunes. 45,2% utilisent encore des lecteurs DVD contre 65,4% qui usent de leurs smartphones et 37,1% qui ont recours à leurs ordinateurs portables. 18,4% des jeunes se servent encore de MP3/iPod tandis que 12% des personnes sondées ont avoué leur dépendance aux jeux vidéo.

Quid d’internet? 22% des jeunes ont une connexion internet à domicile. Si 53,6% disent être sur la toile pout tchatter, 40,2% y consultent régulièrement leurs mails tandis que 32,4% des jeunes naviguent sur des sites d’actualité. La plus grande majorité, 51,3% d'entre eux, naviguent sur les réseaux sociaux contre 28,7% qui se connectent pour les jeux vidéos.

Les jeunes marocains, plus instruits que leurs parents…

Autre enseignement de l'étude: les jeunes marocains ont un niveau d’instruction supérieur à celui de leurs parents. L’enquête fait ressortir que 46,7% des pères des sondés sont sans instruction contre 61,6% pour leurs mères. Seuls 8,3% des pères et 3% des mères ont un niveau d’instruction supérieur. A l’opposé, 6,2% des jeunes issus du milieu urbain n’ont pas été scolarisés. Un chiffre qui atteint les 15,5% pour les jeunes du milieu rural.

Dans l’ensemble, 22% des jeunes seulement ont atteint un niveau d’enseignement supérieur. 9% ont pu décrocher une licence contre 2,1% pour un master ou un diplôme équivalent. Cependant, 23,6 % souhaitent décrocher un master dans leur cursus d’études. “Ces résultats confirment une tendance générale d’élévation du niveau d’éducation bien que l’obtention des diplômes demeure encore problématique et que beaucoup de jeunes quittent la formation sans obtenir un diplôme“, analyse l’enquête.

… décrochent souvent avant la fin de leurs études

Les jeunes qui ne terminent pas leur cursus d’études évoquent souvent des raisons structurelles au décrochage: 9,5% pointent l’éloignement de l’école, 5,3% évoquent des problèmes de transport tandis que 11,5% mettent en lumière la nécessité de travailler pour aider leurs parents.

Jeunes mais au travail précaire

Le travail chez les jeunes marocains commence très tôt. 30,6% disent avoir travaillé pour la première fois entre l’âge de 11 et 15 ans contre 44% entre 16 et 20 ans. 3,7% accèdent au monde du travail après leur 25 ans. Par ailleurs, 17,8% des jeunes sondés indiquent avoir occupé ou occupent encore un emploi dans le secteur informel. 29,4% travaillent comme salariés non permanents et 35,1% travaillent en indépendants.

Ces jeunes actifs n’occupent cependant pas un travail sécurisé. 16% seulement d’entre eux ont signé un CDI contre une majorité écrasante de 74% qui travaillent sans contrat. Cette insécurité est d’autant plus marquée que 79% des jeunes actifs ne sont pas affiliés à la CNSS.

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