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Après une saison polémique, Faouzi Lakjaa veut fédérer les entraineurs de la Botola

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Faouzi Lakjaa veut fédérer les entraineurs de la Botola | DR
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FOOTBALL – Jamais notre modeste Botola n’a connu autant de scandales. Entre accusations de favoritisme, tentatives de corruption et de sabotage de rencontres et succession d’erreurs liées à arbitrage, la saison a connu son lot de polémiques, que ce soit au niveau de la première division (D1) du championnat national, ou de la deuxième (D2).

Pour tenter de calmer le jeu, Faouzi Lakjaa, qui dirige la Fédération royale marocaine de football (FRMF) depuis plus de deux ans maintenant, a réuni lundi, au Centre sportif de Maâmora à Rabat, les entraineurs des clubs évoluant dans les deux dites divisions. Lors de cette rencontre, le patron de la FRMF a affirmé vouloir faire renaitre le football national de ses cendres, à travers une "approche participative" avec les clubs.

L’erreur est humaine

Dans son discours, Faouzi Lakjaa a préféré faire l’impasse sur les scandales de la saison, pour se concentrer plutôt sur l’importance de l’"aspect technique" dans les matchs du championnat marocain. "Les erreurs dans les rencontres de football font partie du jeu, d’autant plus qu’elles sont humaines et involontaires", a-t-il lancé, estimant que l’arbitrage et la programmation n’ont aucun impact sur les résultats des matchs.

Faouzi Lakjaâ a aussi appelé les techniciens du championnat marocain à "voir l’avenir d’un oeil optimiste". Et ces derniers en auront certainement besoin. Car le processus de professionnalisation des clubs marocains, entamé au début des années 2000, a mis du temps à se concrétiser. Il a fallu attendre 2015 pour voir la création de la Ligue nationale du football professionnel (LNFP), dirigée depuis par Said Naciri, également président du Wydad de Casablanca (WAC).

La politique et le football

Quand la politique s'immisce dans le football. Voilà l'un des points noirs qui ont entaché les deux dernières saisons footballistiques. Début 2015, la rivalité entre le Parti de la justice et du développement et le Parti authenticité et modernité (PAM) s'est invitée à la FRMF, après que le chef du gouvernement a accusé le parti du tracteur d'intervenir dans la gestion de la fédération et d'user de "baltajas" pour favoriser le Wydad.

Ces propos avaient provoqué la colère du président de la FRMF, qui a menacé de geler les activités footballistiques du royaume, réclamant au passage des excuses du chef du gouvernement et secrétaire général du PJD Abdelilah Benkirane.

Cette année, les choses ne vont pas mieux. A quelques mois seulement des législatives, la politique s’est encore une fois glissée dans le football. L'arbitrage du match qui a opposé, en mai dernier, le WAC à la Mouloudia d'Oujda (MCO) a déterré les suspicions sur le PAM, accusé exercer une hégémonie sur le football marocain. Une tension exacerbée par la démission de Mohamed Boudrika de la FRMF. Celui-ci avait notamment accusé la LNFP de "partialité" en direct à la télévision. Et pour cause, Fouzi Lekjaa et Saïd Naciri sont tous les deux issus du PAM.

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