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Maroc: Plus des deux tiers des pièces de rechange automobiles importées sont "non conformes"

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AUTOMOBILE – Le chiffre est alarmant. Au Maroc, plus des deux tiers des pièces détachées automobiles ne sont pas conformes aux normes de sécurité. Le constat est celui d’un sondage réalisé par l’Association marocaine de l’industrie et du commerce automobile (AMICA), dont les résultats ont été annoncés lundi 20 juin lors d’une conférence de presse organisée à Casablanca.

"Le sondage a été fait pour avoir une visibilité sur la qualité des pièces de rechange importées sur le marché. Ce n’est qu’un premier aperçu. Maintenant, on doit pousser la démarche un peu plus loin", explique Hakim Abdelmoumen, président de l’AMICA, joint ce mardi par le HuffPost Maroc.

"C’est à l’Administration des douanes de le faire. Elle doit pousser pour vraiment voir ce qui se passe sur le marché et avoir un état des lieux plus précis", ajoute le responsable.

Contrôle renforcé

L’Etat a déjà commencé à serrer la vis au niveau des contrôles effectués dans les ports. Le 18 mai dernier, Moulay Hafid Elalamy, ministre de l’Industrie, du commerce, de l’investissement et de l’économie numérique, a publié une circulaire imposant dorénavant un contrôle systématique des pièces détachées automobiles par le Centre technique des industries des équipements pour véhicules (CETIEV).

Un renforcement qui a fait des mécontents, notamment du côté des importateurs de vitrage automobile qui ont dénoncé les "non-conformités" systématiques délivrées par le CETIEV sur "toutes les importations - sans exception - ayant été soumises à son contrôle", rapporte L’Économiste. Selon ce dernier, plusieurs de leurs produits importés se sont alors retrouvés bloqués, principalement au port de Tanger Med.

"Jusqu’ici, les importateurs se sont toujours arrangés pour contourner les contrôles à l’arrivée de ces produits sur le marché. Le sondage confirme ce que l’on pensait. Aujourd’hui, le marché n’est pas en état de vendre des pièces de rechange aux consommateurs", estime Hakim Abdelmoumen. Et d’ajouter: "celles-ci peuvent s’avérer mortelles pour les automobilistes. Le risque est encore plus élevé que pour les produits alimentaires impropres à la consommation".

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