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Onze ans de prison requis contre le cerveau marocain présumé de la brigade Al Andalus

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LAHCEN IKASSRIEN
Onze ans de prison requis contre le cerveau marocain présumé de la brigade Al Andalus | DR
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TERRORISME - Sur le banc des accusés de l’Audience Nationale, la plus haute juridiction espagnole, comparaissaient, ce lundi, 9 personnes jugées pour leur appartenance supposée à la Brigade Al Andalus, une organisation terroriste démantelée en 2014, rapporte la presse espagnole.

Selon l’accusation, la cellule aurait recueilli des fonds dans la mosquée de M-30 de Madrid pour ensuite les destiner au financement et à l’endoctrinement et l’envoi de moudjahidines vers la Syrie et l’Irak.

Un des détenus attire particulièrement l’attention lors du procès. Il s’agit de Lahcen Ikassrien, ancien détenu de Guantanamo pour lequel le procureur a requis 11 ans et demi de prison contre 8 pour ses co-accusés. Le Marocain de 44 ans, arrêté en 2014 en Espagne pour djihadisme, est présenté comme le leader charismatique de la cellule Al Andalus.

Attrait à la barre, Lahcen Ikassrien a indiqué être arrivé en Espagne en 1987 pour y travailler avant de repartir en Afghanistan où il a tenu une boucherie. Il a été arrêté lors d’un bombardement par les Américains, ce qui lui a valu son séjour dans la prison située dans la baie de Cuba.

Toujours selon son récit, l’homme a été extradé en 2006 en Espagne où il a été acquitté par la justice pour son appartenance à Al Qaida. Peu avant d’atterrir en Espagne, Lahcen Ikassrien s’est rendu célèbre en déposant plainte pour tortures contre le gouvernement de George W. Bush.

Sur les accusations des activités de la Brigade Al Andalus, le mis en cause explique que la mosquée M-30 ne servait pas de cellule de recrutement de combattants. Quant à son rôle dans l’envoi de moudjahidines, il explique que, discrédité après son extradition en Espagne, “personne ne (lui) faisait confiance“.

“(A la mosquée M-30), les gens me respectaient uniquement pour ce que j’avais enduré à Guantanamo. Mais ils disaient également que j’étais un indic de la police. Comment dans ce cas, aurais-je pu montrer aux autres comment aller en Syrie?“ s’interroge-t-il.

L’homme récuse par ailleurs tout recrutement de combattant et condamne même le terrorisme dans toutes ses formes: “Je condamne toute forme de terrorisme, des uns et des autres de quelque race, de quelque religion et dans quelque pays cela puisse être“.

Ses co-accusés, Marocains ou Hispano-marocains, ont abondé dans le même sens. Tous ont rejetés les accusations portées à leur encontre.

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