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L'écrivain marocain Réda Dalil nominé pour le Prix de la littérature arabe 2016

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Réda Dalil | DR
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LITTÉRATURE – Réda Dalil, auteur et journaliste marocain, représentera le Maroc dans la sélection finale du Prix de la littérature arabe 2016, attribué par la Fondation Jean-Luc Lagardère et l'Institut du monde arabe (IMA) à Paris.

C’est le roman "Best-Seller", paru aux Editions Le Fennec en février 2016, qui lui a valu cette nomination. "C'est une vraie fierté, une vraie joie. Je le réalise à peine, je suis content", nous confie Réda Dalil, joint ce vendredi par le HuffPost Maroc.

"Au delà de la nomination, je suis très fier de représenter mon pays dans ce prix prestigieux et sublime. Je ne sais pas quelles sont mes chances, mais ça va être du lourd au vu des autres auteurs nominés. C'est gratifiant parce que j'ai travaillé pendant 2 ans sur ce livre. Je croise les doigts pour que ça aille au de-là de la nomination", ajoute le journaliste qui a récemment été nommé rédacteur en chef du magazine "Economie & Entreprises".

Dans ce livre, l’auteur dont le premier roman a été couronné en 2014 par le prix littéraire de la Mamounia, raconte comment Bachir Bachir, également écrivain, perd brusquement son don pour l’écriture.

Frappé de plein fouet par le syndrome de la page blanche (cauchemar de tout écrivain qui se respecte), il est en proie à d’interminables migraines, mis sous pression par un éditeur calculateur et un brin cynique. BB comprend alors que seule la rédaction d'un deuxième best-seller peut lui donner un second souffle.

L'heureux gagnant connu le 5 septembre

La sélection officielle de la 4e édition du Prix de la littérature arabe a été établie à partir de livres publiés entre le 30 mai 2015 et le 30 mai 2016, indiquent les organisateurs. Sept titres ont été retenus au total par le comité de lecture.

Outre "Best-Seller", figurent "Des pierres dans ma poche" de l’Algérienne Kaouther Adimi (Seuil), "Le tambour des larmes" du Mauritanien Beyrouk (Elyzad), "Dispersés" de l’Irakienne Inaam Kachachi (Gallimard), "Villa des femmes" du Libanais Charif Majdalani (Seuil), "À cœur ouvert" d’Abdo Wazen (Actes Sud), également libanais, et "Le corps de ma mère" de la Tunisienne Fawzia Zouari (Joëlle Losfeld).

Le gagnant sera annoncé à l’issue d’une réunion du jury le 5 septembre prochain. Il sera remis lors d’une cérémonie qui se déroulera le 12 octobre, à l’IMA.

Le Prix de la littérature arabe, doté de 10.000 euros, soit près de 110.000 dirhams, récompense chaque année un écrivain originaire d’un pays de la Ligue arabe et auteur d’un ouvrage écrit en français ou traduit de l’arabe vers le français.

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