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63% des Marocains sont contre l'avortement en cas de viol

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SOCIÉTÉ - C'est un sujet qui fait débat au Maroc depuis plus d'un an et qui a récemment connu un tournant. Le 9 juin, le Conseil de gouvernement a adopté le projet de loi sur l'avortement, mettant fin à une polémique qui avait suscité de vives réactions sur les réseaux sociaux et dans la société civile.

Désormais, l’avortement sera autorisé en cas de viol, d’inceste ou encore de troubles mentaux de la mère ou de malformation foetale. Mais qu’en pensent les Marocains? C’est la question à laquelle tente de répondre une enquête effectuée par le centre de recherche de l’Université Mundiapolis de Casablanca, et qui montre in fine l’ambivalence de la société marocaine sur la question.

En tout, 9.276 participants ont répondu à ce sondage à travers le site participation.ma. L'objectif premier de cette enquête étant d'"impliquer le citoyen dans la démocratie participative", indique Tarik Nesh-Nash, directeur du centre de recherche, interrogé par le HuffPost Maroc. L'enquête a été réalisée en deux phases. Pour la première, le panel devait répondre à la question "Êtes-vous pour ou contre l’avortement?" Résultat: 86% des participants se déclarent contre l’avortement.

Dans la deuxième phase, des questions plus concrètes ont été posées aux participants. On apprend ainsi que 87% des personnes interrogées sont favorables à l'avortement si la grossesse menace la vie de la mère, 59% sont pour l'IVG en cas d’inceste, tandis que 40% sont favorables à l'avortement s'il y a malformation du foetus.

Toujours selon l'enquête, 57% des participants sont favorables à l'avortement si la mère n'est pas en possession de toutes ses capacités mentales, et 51% des personnes sondées pensent que l'avortement est possible en cas d'atteinte à l'honneur si la fille enceinte est mineure. En revanche, 63% des Marocains sont contre l'avortement en cas de viol.

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