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Ce que l'on sait de Larossi Abballa, meurtrier présumé des policiers de Magnanville

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LAROSSI ABBALLA
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Le meurtrier présumé de deux policiers lundi soir dans les Yvelines était un jeune homme de 25 ans, du nom de Larossi Abballa, condamné en 2013 pour participation à une filière jihadiste entre la France et le Pakistan, a-t-on appris mardi de sources concordantes.

Il était originaire de Mantes-la-Jolie, a-t-on également appris de source proche du dossier. Jugé avec sept autres prévenus, il avait été condamné à trois ans de prison dont six mois avec sursis pour "association de malfaiteurs en vue de préparer des actes terroristes".

Cette filière souhaitait favoriser le recrutement en France, la formation physique et idéologique et l'envoi au Pakistan de jeunes volontaires pour le jihad armé.

Ancien vice-président chargé de l'instruction au pôle antiterroriste du tribunal de grande instance de Paris, le juge Marc Trévidic a donné au Figaro des précisions sur Larossi Abballa, qu'il avait mis en examen en 2013 dans ce dossier.

C'est "un bonhomme comme il en pullule dans les dossiers islamistes, imprévisible, dissimulateur, raconte-t-il. Il voulait faire le jihad, c'est certain. Il s'était entraîné en France non pas militairement, mais physiquement." "A l'époque, à part ses mauvaises fréquentations et quelques joggings pour entretenir sa forme, il n'y avait pas grand-chose à lui reprocher au strict plan des poursuites pénales", poursuit Marc Trévidic.

Par ailleurs, Larossi Abballa était impliqué dans une enquête récente sur une filière jihadiste syrienne, a-t-on appris de sources proches de l'enquête, confirmant une information de RTL. Son implication dans cette enquête menée notamment par la sous-direction antiterroriste (Sdat), sous la direction d'un juge d'instruction, n'a pas été précisée.

Le suspect faisait également l'objet d'une fiche S, a-t-on appris de source policière.

Le journaliste de RFI David Thomson, spécialiste des questions terroristes, a pu regarder lundi soir un Facebook Live du meurtrier présumé:

Le meurtrier présumé a tué lundi soir un policier habillé en civil, devant chez lui, avant de se retrancher au domicile de sa victime à Magnanville dans les Yvelines et d'être abattu lors d'un assaut du Raid. Dans la maison, les policiers ont découvert le corps de sa compagne, secrétaire administrative au commissariat de Mantes-la-Jolie, et retrouvé le fils du couple, âgé de trois ans, "choqué et indemne".

Selon des sources policières, l'homme "s'est revendiqué du groupe jihadiste" durant les négociations avec le Raid. Des témoins ont également rapporté aux enquêteurs qu'il aurait crié "Allah akbar" en attaquant le policier.

Quelques heures après, l'agence Amaq liée au groupe jihadiste a affirmé qu'un "combattant de l'Etat islamique" avait tué le couple près de Paris, selon le centre américain de surveillance de sites jihadistes SITE.

Le parquet antiterroriste s'est saisi de l'enquête, ouverte pour "assassinats sur personnes dépositaires de l'autorité publique en relation avec une entreprise terroriste", "tentatives d'assassinats sur mineur de 15 ans en relation avec une entreprise terroriste", "séquestration sans libération volontaire en relation avec une entreprise terroriste" et association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste en vue de la préparation de crimes d'atteintes aux personnes", a précisé une source judiciaire.

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