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Un centre de traitement de la dépendance aux réseaux sociaux, notamment Facebook, voit le jour à Constantine

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A picture illustration shows a Facebook logo reflected in a person's eye, in Zenica, March 13, 2015. Facebook Inc recorded a slight increase in government requests for account data in the second half of 2014, according to its Global Government Requests Report, which includes information about content removal. Requests for account data increased to 35,051 in the second half of 2014 from 34,946 in the first half, with requests from countries such as India rising and those from others including Uni | Dado Ruvic / Reuters
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Les Algériens sont "accros" à Facebook et cette addiction inquiète vivement les psychologues et les psychiatres. Des spécialistes dans le traitement de la dépendance à la drogue et la cigarette ont lancé fin mai un centre de "désintoxication" aux réseaux sociaux, situé dans un établissement public de santé de proximité (EPSP) à Constantine, rapportait jeudi le Quotidien d'Oran.

Les jeunes Algériens "accros" à Facebook et inquiets des dangers de cette dépendance peuvent d'ores et déjà se rapprocher de cette cellule, située au sein de l'établissement de santé Bachir Mentouri.

Le centre est le premier du genre à l'échelle régionale et continentale, selon son fondateur, M. Raouf Bougouffa, directeur de cet EPSP, qui abrite depuis quelques années déjà un centre intermédiaire de soins en addictologie (CISA).

Ce responsable n'a pas manqué de souligner les dangers de la dépendance aux réseaux sociaux, notamment cette plateforme qu'il qualifie de "magie bleue". Il estime que cette addiction suscite les mêmes dangers sociaux et psychologiques que les drogues physiques chez leurs consommateurs.

"Il est dangereux de sous-estimer les dommages de la dépendance à Facebook. Nous pouvons les comparer aux mêmes risques des drogues physiques", a-t-il affirmé.

Une "dépendance maladive"

Cette cellule se chargera d'apporter des soins psychologiques aux "Facebook addicts". Raouf Bougouffa explique l'approche de ce centre et de ses médecins psychiatres détachés de l'hôpital de Djebel El Ouahc dans son "combat contre cette dépendance maladive".

Relayé par le même quotidien, le directeur de l'établissement de santé Bachir Mentouri explique que la méthode de son équipe est de limiter les trois effets de la dépendance, soit les dommages psychologiques, sociaux, et de sécurité" éprouvés par les utilisateurs de Facebook, qui vivent dans un monde virtuel".

Il explique que cette addiction chez "les fanatiques" de ce média les expose au "lavage de cerveau", par "les groupes islamistes extrémistes" par exemple, "qui emploient l'internet comme outil recruteur".

Les patients se verront ainsi proposer une thérapie "dans un espace très adéquat", entourés de médecins psychiatres seront chargés de diagnostiquer leur comportement afin de déduire les principales causes de leur addiction aux réseaux sociaux.

Un phénomène de société

Il suffirait, comme pour toute autre forme d'accoutumance, à la drogue ou à la cigarette", de la volonté de reprendre une vie normale" chez les utilisateurs, a rajouté M. Bougouffa, relayé par la même source.

Selon Ashraf Zeitoun, le représentant de Facebook dans la région Moyen-Orient et Afrique du Nord, l'Algérie compte plus de 7.7 millions d'utilisateurs. Un nombre qui enregistre une croissance annuelle de 10%.

Des faits qui poussent M. Bougouffa à qualifier cette dépendance des jeunes Algériens aux réseaux sociaux de phénomène de société, qui se propage à la vitesse grand V. Le créateur de cette cellule, qui compare les effets de l'utilisation des réseaux sociaux à "la magie noire", estime que Facebook devient de plus en plus dangereux.

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