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Tunisie: Le groupe musical "Alphawin" ou le mariage improbable entre le mezoued et l'électro

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MUSIQUE- Respirant l’air profond de son quartier Halfaouine, depuis son jeune âge, où il a vécu, le jeune chanteur tunisien Nidhal Yahyaoui a choisi cette année pour son concert live et pour le nom du groupe l’intitulé "Alphawin populaire", toujours dans le même esprit du projet du Front musical populaire ayant démarré avec Bargou 08.

Proposé en avant première, le 9 juin, dans le cadre idyllique de Dar Bach Hamba au cœur de la médina de Tunis, Nidhal a, à la fin de son concert, annoncé à l’agence TAP que la première de ce nouveau spectacle est prévue pour le lundi 11 juillet 2016. Pour une soirée Off du côté des remparts de la station balnéaire Hammamet dans le cadre des concerts hors les murs de la 52ème édition du Festival international de Hammamet qui se tiendra du 9 au 22 juillet 2016.

Transportant son public cosmopolite vers une véritable transe avec les sonorités du Mezoued et les chansons dont Arfaa Rassik (relève ta tête) et "Hedili", l’artiste rappelle que ce concert est le fruit d’une première résidence à Dar Bach Hamba en avril 2016 et d’une deuxième qui vient de s’achever dans le lieu chargé d’histoire, Dar Sébastian à Hammamet.

Entouré de musiciens de différents horizons, Nidhal a puisé dans un répertoire festif de chants de saints longtemps joué dans différents quartiers. C’est une sonorité réaménagée, une mémoire musicale réinventée, un héritage réinterprété, un mezoued nouveau que livrent les musiciens: Nidhal Yahyaoui (distribution, chant, outar), Benoist Esté (guitare), Jihed Khmiri (clavier et percussion),Ymed Falfoul (percussions), Amine Ayadi (mezoued), Trappa (sound fx) et Haytham Hawachi (percussion).

C’est de ce quartier Halfaouine, où il s’est habitué dès son enfance à écouter le mezoued, un rituel presque quotidien, que l’artiste aujourd’hui puise dans ce répertoire aussi riche pour en dégager cette fois une large palette de sons pour enrichir cette musique.

Le travail s’est fait sur la musique des noubas et la musique rituelle, celle des Saints, afin de la remettre au goût du jour et au goût des générations actuelles mais sans lui porter de lourds arrangements ni d’artifices dérangeants.

"Notre objectif est de travailler sur tous les genres du mezoued en Tunisie. Alphawin c’est en fait une première étape qui réunit la musique Mezoued du grand Tunis mais aussi de la région de Sidi Hmeda (Siliana) et de Sfax" a-t-il mentionné.

Alphawin ne s’arrêtera pas là puisque les recherches sur terrain vont se poursuivre pour dénicher encore plus loin dans les profondeurs du terroir musical du Mezoued et des noubas partant d’un souci majeur "préserver jalousement ce patrimoine musical aussi riche qu’intense".

Faisant référence à la mémoire de Nidhal Yahyaoui, Alphawin populaire pose un regard nouveau et renouvelé sur les noubas, un héritage musical presque oublié, a-t-il insisté.

Organisé à l’initiative de l’association l’Art Rue, cette avant-première dans le cadre du cycle des concerts du mois de ramadan à Dar Bach Hamba, se veut un nouveau regard sur le mezoued qui risque d’être voué à l’oubli, selon ses propos. Faisant référence à sa mémoire, Alphawin est également un voyage hors le temps et l’espace pour transmettre passionnément une identité tunisienne unique, celle des paroles, des mélodies, des rythmes, des sonorités et des danses qui invitent à la transe : genre électro-mezoued à découvrir le 11 juillet 2016 en première à Hammamet.

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