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Le Maroc adopte un projet de loi sur l'Accord de Paris

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CLIMAT - Voilà plus de cinq mois que le soufflé est retombé et que l'euphorie de la COP21 a pris fin. Le Maroc, qui a été l'un des premiers signataires de l'Accord de Paris sur le changement climatique le 22 avril à New York, semble toujours plongé dans cette euphorie environnementale.

Ce jeudi 9 juin, le Conseil de gouvernement, réuni sous la présidence du chef du gouvernement Abdelilah Benkirane, a adopté le projet de loi n 42-16 portant approbation de l'Accord de Paris, présenté par le ministre des Affaires étrangères et de la coopération, Salaheddine Mezouar. Une manière de baliser le terrain à la Conférence des Nations unies sur les changements climatiques (COP22), qui se tient à Marrakech du 7 au 18 novembre, mais aussi de contribuer à l'application effective de cet accord "historique".

Et pour cause. "L’Accord entrera en vigueur le 30e jour suivant la date à laquelle au moins 55 parties à la Convention qui représentent en tout au moins environ 55% des émissions totales de gaz à effet de serre mondiales auront déposé leurs instruments de ratification, d’acceptation, d’approbation ou d’adhésion auprès du Dépositaire. Le Secrétaire général de l’Organisation des Nations Unies occupera les fonctions de Dépositaire de l’Accord", lit-on sur le site de la COP21.

Lors d'un point de presse tenue à l'issue du Conseil, le ministre de la Communication et porte-parole du gouvernement a rappelé que "l'Accord de Paris ambitionne de contenir l'élévation de la température moyenne de la planète nettement en dessous de 2°C par rapport aux niveaux préindustriels et de poursuivre l’action menée pour limiter l’élévation des températures à 1,5°C".

"L'Accord dispose également que la riposte contre les changements climatiques est une responsabilité commune mais différenciée selon les capacités et le contexte national de chaque pays", a souligné Mustapha Khalfi, ajoutant que "le présent accord instaure un système de suivi de l'application des engagements nationaux, qui accorde une flexibilité aux pays en développement, en vue de poursuivre les efforts déployés par les différentes parties".

Le 22 avril à New York, le roi Mohammed VI avait réaffirmé, dans un discours lu par Lalla Hasnaa, l'engagement du royaume de prendre, dès que possible, les mesures nécessaires pour la ratification de l'Accord de Paris.

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