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Vexé par l'accueil aux funérailles de Mohamed Ali, le président Recep Tayyip Erdogan rentre en Turquie

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FUNERAILLES MOHAMED ALI
Vexé par l'accueil aux funérailles de Mohamed Ali, le président Recep Tayyip Erdogan rentre en Turquie | Reuters
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Un aller-retour express. Alors qu'il devait assister aux funérailles de Mohamed Ali, Recep Tayyip Erdogan a décidé d'écourter son séjour à Louisville, vexé par l'accueil que lui ont réservé les organisateurs. La raison de ce revirement? Selon les médias turcs, Erdogan s'est vu refuser avant cette visite de prendre la parole à l'occasion de la cérémonie qui doit avoir lieu ce vendredi 10 juin.

Comme le souligne Libération, la famille du légendaire boxeur refuse de politiser ces obsèques, d'où cette fin de non-recevoir. Le président turc, accompagné notamment de son gendre, Berat Albayrak, qui est ministre de l'Energie, a assisté jeudi à la veillée mortuaire puis a décidé d'écourter brusquement son séjour qui devait initialement se poursuivre jusqu'à ce vendredi soir.

Différent entre gardes du corps et services secrets

Selon le quotidien Hurriyet Daily News, qui a cité des sources du cabinet présidentiel, Erdogan aurait été particulièrement vexé qu'on lui ait refusé de déposer sur le cercueil du boxeur un morceau de l'étoffe noire ornée de versets coraniques, la Kiswa, qui recouvre la Kaaba, construction cubique au centre de la grande mosquée de La Mecque.

Par ailleurs, les gardes du corps du chef de l'Etat turc et les services secrets américains auraient eu un différent en marge des obsèques, selon le quotidien et l'agence de presse Dogan.

Mohamed Ali est vénéré dans tout le monde islamique pour s'être converti à la foi musulmane en 1964 et avoir défendu les valeurs pacifiques et universelles de l'islam tout au long de sa vie. Recep Tayyip Erdogan lui avait d'ailleurs rendu hommage en le qualifiant de "combattant de la liberté". "On n'oubliera jamais qu'il a porté un casque de pompier après les attaques terroristes du 11-Septembre et qu'il a dit que l'islam n'était pas une religion qui tue", avait-il déclaré.

Le déplacement d'Erdogan, accusé d’autoritarisme par ses opposants, avait provoqué une controverse en Turquie, frappée cette semaine par des attentats à la bombe, revendiqués par les rebelles kurdes, qui ont coûté la vie à 17 personnes, renforçant davantage les craintes sécuritaires dans le pays.

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