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Le pétrole lâche du lest sur fond de prises de bénéfices et de léger renforcement du dollar

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A worker looks at a pump jack at an oil field Buzovyazovskoye owned by Bashneft company north from Ufa, Bashkortostan, Russia, July 11, 2015. REUTERS/Sergei Karpukhin/File Photo | Sergei Karpukhin / Reuters
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Les prix du pétrole reprenaient leur souffle jeudi en cours d'échanges européens, s'affichant en légère baisse sous l'effet de prises de bénéfices et d'une timide appréciation du dollar après avoir atteint de nouveaux plus hauts pluri-mensuels.

Vers 10H20 GMT (12H20 à Paris), le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en août valait 51,93 dollars sur l'Intercontinental Exchange (ICE) de Londres, en repli de 58 cents par rapport à la clôture de mercredi.

Dans les échanges électroniques sur le New York Mercantile Exchange (Nymex), le baril de light sweet crude (WTI) pour livraison en juillet perdait 46 cents à 50,77 dollars.

Les cours du Brent et du WTI, après avoir atteint jeudi de nouveaux sommets au début des échanges asiatiques, toujours portés par la baisse des stocks américains de brut annoncée la veille, ont commencé à lâcher un peu de lest à l'arrivée des investisseurs européens, sur fond de prises de bénéfices et de légère reprise du dollar.

Le cours du Brent est ainsi monté pendant les échanges asiatiques jeudi jusqu'à 52,86 dollars, un maximum en huit mois, tandis que le WTI a grimpé au même moment jusqu'à 51,67 dollars, au plus haut en près de onze mois.

Un repli des prix du pétrole à partir de leur nouveau sommet de 2016 est préjudiciable à l'humeur générale du marché, relevait Jasper Lawler, analyste chez CMC Markets.

Le dollar repartait en effet en légère hausse face à l'euro jeudi, après avoir été laminé par la probabilité quasi nulle d'une hausse des taux d'intérêt américains la semaine prochaine, ce qui avait largement bénéficié aux achats d'or noir, libellés en monnaie américaine et donc rendus moins onéreux pour les investisseurs munis d'autres devises.

Mais pour la plupart des analystes, le marché pétrolier restait foncièrement haussier alors que les prix ont, pour la troisième séance consécutive, fini mercredi au plus haut de l'année, après l'annonce d'une baisse des réserves américaines de brut, tandis que persistaient des inquiétudes sur la production au Nigeria.

La dynamique actuelle, l'humeur du marché, l'absence de toute nouvelle baissière et les interruptions de production qui restent importantes suggèrent que la hausse des prix va continuer, estimaient les analystes de Commerzbank.

Ils précisaient ainsi que selon l'Energy Information Administration (EIA, une antenne du département américain de l'Énergie), les pannes d'approvisionnement mondiales en mai ont atteint un record de 3,6 millions de barils par jour, dont la majeure partie - à savoir 2,5 millions de barils par jour - est imputable aux perturbations de production survenues au Canada, en Libye et au Nigeria.

Dans ce dernier pays, la situation ne montrait aucun signe d'apaisement alors que les Vengeurs du delta du Niger (NDA), groupe rebelle qui a mené plusieurs attaques contre des installations pétrolières depuis février, a rejeté mercredi une offre gouvernementale de pourparlers et revendiqué une nouvelle frappe visant un puits pétrolier.

En outre, les marchés ont pris connaissance mercredi d'une baisse hebdomadaire conséquente des réserves de brut aux États-Unis, puisqu'elles ont décliné de plus de trois millions de barils, selon les chiffres du département de l'Énergie (DoE).

D'autres éléments étaient toutefois moins encourageants dans le rapport du DoE, comme une hausse de la production américaine, la première depuis trois mois, et de nettes progressions des stocks d'essence et de produits distillés, tel le fioul.

Mais pour les experts de Commerzbank, l'annonce d'une augmentation de 10.000 barils par jour de la production américaine de brut, la première en 13 semaines, n'a pas réussi à exercer une pression significative sur les prix car la hausse a été trop mince étant donné que la production a chuté de 343.000 barils par jour au cours des douze semaines précédentes.

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