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A l'école primaire Georges Brassens de Megrine, cinq artistes ont envahi les murs avec leurs pinceaux (PHOTOS)

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GEORGES BRASSENS PAR SELIM TLILI
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Inviter des artistes pour qu'ils dessinent sur les murs d'une école? C'est l'idée du directeur de l'école primaire Georges Brassens à Megrine, Réda Galou, qui a profité des travaux effectués au sein de l'établissement pour amener un peu de couleurs.

Accueilli favorablement par le corps enseignant et l'association des parents d'élèves qui ont tenu à marquer présent et à aider, le projet s'est rapidement concrétisé.

"L'idée était de faire venir des artistes de sensibilités artistiques et de nationalités différentes. On tenait vraiment à ce qu'il y ait un mélange car nous avions un message à passer, celui du métissage culturel", explique le directeur de l'école.

Chaperonné par l'artiste Selim Tlili, un des initiateurs du projet: Kim Johnny, Salima Angler, Jawher Soudani et Karim Atrouss ont investi les locaux de l'école primaire, avec un thème commun en tête: Georges Brassens.

"Il nous fallait un fil rouge, un fil conducteur entre toutes les peintures. Georges Brassens est apparu comme une évidence", dit Réda Galou avant d'ajouter: "mais nous avons laissé une liberté totale aux artistes pour qu'ils puissent s'exprimer, on n'allait pas les enfermer dans trop de contraintes."

Des portraits du chanteur français par Selim Tlili, ses moustaches emblématiques peintes avec des couleurs chatoyantes par Jawher Soudani ont rapidement envahi les murs blancs. À leurs côtés, l'immense fresque de Kim Johnny mêlant le port punique de Carthage et la ville d'origine de Brassens, Sète. Une façon pour l'artiste sud-coréen de faire foisonner les cultures sur un même et seul mur. Salima Angler s'est inspirée du poème de Du Bellay "Heureux qui comme Ulysse" chanté par Brassens, pour dessiner des personnages mythologiques. Quant à Karim Atrouss, il a écrit une citation de Brassens: "La seule révolution possible, c'est d'essayer de s'améliorer soi-même, en espérant que les autres fassent la même démarche".

Les jeunes élèves de l'école primaire ont également pu, à tour de rôle, participer et interagir avec les artistes, "c'était primordial pour nous que les élèves participent, il y a eu un travail d'échange et on a essayé de leur faire comprendre que la concentration était requise même dans les activités les plus ludiques", confie le directeur de l'école Georges Brassens.

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