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François Hollande, l'argent, Paris... Ibrahimovic plus prétentieux que jamais

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ZLATAN IBRAHIMOVIC
Football Soccer - Olympique Marseille v Paris St Germain - France Cup Final - Stade de France, Saint-Denis, France - 21/05/2016. Paris St Germain's Zlatan Ibrahimovic reacts after winning the trophy in their French Cup final soccer match. REUTERS/Gonzalo Fuentes | Gonzalo Fuentes / Reuters
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FOOTBALL - "Ibra est venu et il a pris le pouvoir en France." - "Mais encore?" - "Non, je pense que c'est suffisant". Voilà en quelques mots la teneur de l'entretien entre le joueur du Paris Saint-Germain sur le départ et deux journalistes du Monde, qui publient son interview dans leur édition du mardi 7 juin. Argent, politique, coupe de cheveux... Zlatan Ibrahimovic aborde (et esquive souvent) tous les sujets, fidèle à sa réputation... zlatanesque.

"Je peux rendre populaire (Hollande) si je veux. Mais je ne sais pas si j’en ai envie", explique l'attaquant, qui estime qu'il "aide" la France en y payant ses impôts, lui dont le salaire en 2015 était de 20 millions d'euros. "Seulement?" demande-t-il d'abord ironiquement. "Je ne sais pas ce que c’est 'beaucoup'. Mais c’est le marché qui décide des prix et non la passion ou les médias. Et si c’est 'beaucoup' ou pas, ce n’est pas mon problème", commente-t-il, à quelques heures de présenter à Paris sa collection de vêtements, un événement à l'occasion duquel il pourrait révéler sa destination pour la saison 2016-2017.

"J'aide ce pays plus qu'il (Hollande, ndlr) ne l'aide (...) car moi je continue à la payer (la taxe à 75% sur les hauts revenus, ndlr) a insisté l'attaquant suédois. Je peux vous le dire, car je déclare moi même mes impôts. Je paie mes taxes, j'aide beaucoup ce pays".

"Avez-vous déjà rencontré François Hollande?", lui demandent les journalistes. "Non. Il n’a pas eu la chance de me rencontrer."

Ni de gauche ni de droite, Zlatan se préfère en "homme du peuple" et refuse de trop s'étendre sur la politique. "Moi ce que je fais, c’est rendre les enfants heureux et jouer au football".

"Plus mes cheveux sont longs, plus je me sens fort"

À 34 ans, Zlatan dit se sentir "plus jeune chaque année qui passe". Et ne lui parlez pas de dopage. "Je n’en ai pas besoin, je suis plus fort que les dopés", explique-t-il tranquillement. Celui qui se décrit comme "normal, simple et discret" dit tout de même ne pas être "un Suédois typique": "Vous n’en trouverez pas beaucoup des comme moi. Car il n’y aura toujours qu’un seul Zlatan".

"Partout où je suis passé, j’ai gagné", dit celui qui a quitté le maillot du PSG le 21 mai pour la finale de la Coupe de France en affirmant: "je suis venu, j'ai vu, j'ai conquis".

"Le jour où j’arrêterai le football, je voudrais être au top. Je veux faire quelque chose qui n’a jamais été vu avant. Les gens vont se poser des questions et s’en souvenir", confie le joueur, qui indique (sans grande surprise) qu'il admire particulièrement Mohamed Ali, le boxeur pionnier du "trash-talk". "Je sens que je suis une icône pour les gens, spécialement dans mon pays", dit-il encore.

Son secret se cache peut-être dans ses cheveux longs, qu'il compare à ceux du Samson de la Bible, qui lui donnent tout son pouvoir. "Plus mes cheveux sont longs, plus je me sens fort".

"La France me plaît"

Plus sérieusement, le joueur dit aussi avoir été choqué par les attentats du 13 novembre dans cette ville "fascinante" qu'est Paris. "J’étais très triste. C’était très sombre dans mon esprit. Ce qui s’est passé n’aurait jamais dû se passer. Et pas seulement à Paris, mais nulle part dans le monde. Pour moi, la vie c’est 'peace and love'. J’aime tout le monde quel que soit l’endroit d’où tu viens", témoigne-t-il.

Zlatan confesse aussi "une erreur" pour ces mots lâchés dans les vestiaires et qui avaient fait scandale: "pays de merde". "J’ai dit quelque chose qui concernait le football et pas le pays. Vous ne pouvez pas juger quelque chose que vous ne connaissez pas. Vous ne pouvez pas ne pas aimer un pays où vous êtes depuis quatre ans. Si vous ne l’aimez pas, vous partez. Je suis resté car la France me plaît, donc cela n’a rien à voir avec le pays", explique-t-il.

"Zlatan est Zlatan. Cela se suffit à lui-même. Zlatan représente Zlatan", dit le joueur, qui ne prononce que quelques mots en français: "Paris, c’est magique!" La ville ne lui aurait en tout cas pas encore rendu tous les honneurs, puisqu'elle n'a pas encore affiché son portrait sur la Tour Eiffel, un dernier objectif pour celui qui a vu son image orner des immeubles de la ville lumière mais aussi de Stockholm, dans sa Suède natale.

"Le temps viendra où le PSG gagnera la Ligue des champions", prédit celui qui a annoncé son départ du club le 13 mai. Reste pour lui une distinction à décrocher: le Prix Nobel. "Je ne sais vraiment pas à qui je pourrais le donner. À part à moi-même, je ne sais pas."

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