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Avortement: Les voix associatives s'élèvent avant la réforme du code pénal

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AVORTEMENT MAROC
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PROJET DE LOI - Avant l'adoption du projet de réforme du code pénal, qui contient de nouvelles dispositions concernant le droit à l'avortement, le milieu associatif se mobilise.

L’Association marocaine de lutte contre l'avortement clandestin (AMLAC) organise, avec la dynamique des réseaux, coordinations et associations pour un code pénal démocratique, et le collectif Printemps de la Dignité, un séminaire national le 14 juin à la Bibliothèque nationale du royaume du Maroc (BNRM) à Rabat, où sera discuté le projet de loi 10-16 relatif au code pénal et notamment ses dispositions concernant l’avortement.

Le but: discuter et émettre des critiques éventuelles à ce projet avant son adoption. "Il faut que la société civile puisse faire entendre sa voix avant que le projet de loi ne soit adopté, afin que le conseil de gouvernement et les parlementaires tiennent compte de nos revendications", explique au HuffPost Maroc le président de l'AMLAC, le docteur Chafik Chraibi. Des membres de la société civile, des parlementaires, des militants et des journalistes seront invités.

"Nous nous sommes battus pendant de nombreuses années pour introduire certaines dispositions relatives à l'avortement. Si le projet comporte des avancées, certaines recommandations que nous avons faites n'ont pas été suivies", explique-t-il, notamment le changement de définition du terme "santé", "qui devrait être compris selon sa définition établie par l’Organisation mondiale de la santé, à savoir le bien-être physique, mais aussi psychique et social de la personne. Or ce n'est toujours pas le cas", regrette-t-il.

Les associations émettront un certain nombre de recommandations et un mémorandum à l'issue de ce colloque au cours duquel d'autres dispositions du projet de code pénal non relatives à l'avortement seront également discutées.

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