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La Fondation du FIFM et le CCM organisent une résidence d'écriture

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CINEMA - Souvent pointés du doigt, les scénarios des films marocains manquent parfois de rigueur. Et pour cause. Les réalisateurs peinent à donner la responsabilité de cette étape d'écriture essentielle aux scénaristes. Réaliser et produire son film est un acte périlleux, où le travail d'écriture est souvent négligé.

Pourtant, comme l'explique la scénariste Raphaelle Desplechin, qui compte parmi les tuteurs d'une résidence d'écriture de scénarios qui s'est tenue du 30 mai au 4 juin à Ifrane, à l'initiative de la Fondation du festival de film de Marrakech et du Centre cinématographique marocain (CCM), "c'est sur le scénario que se basent les producteurs pour décider de la réalisation du projet. C'est aussi ce qui va convaincre un acteur de jouer le rôle du film".

Scénariste, un métier à part entière

Le directeur artistique Philippe Ormières, chargé d’animer les rencontres entre scénaristes en devenir et tuteurs, regrette que ce métier soit souvent associé à la production et à la réalisation. Il espère voir un jour "ces scénaristes pouvoir vivre de leur métier, et qu’ils aient une véritable reconnaissance de leur aptitude à réaliser ce travail d’écriture".
En tout, ils sont 13 cinéastes marocains à s'être rendu à l’Université Al Akhawayn, pour rencontrer et échanger avec des cinéastes internationaux sur l’écriture de leurs scénarios. Les initiateurs entendent renouveler le succès de la première édition, puisque sur 12 scénarios présentés l'année dernière, six sont en tournage.

Pour cette édition, les projets de long métrages sélectionnés par le CCM ont été étudiés en amont par les tuteurs pour préparer cet échange. Certains bénéficient déjà d’une avance sur recettes octroyée par le centre dirigé par Sarim Fassi Fihri en avril dernier pour engager le processus de production.

"Un secteur qui souhaite se développer"

Parmi eux, Mourad El Khaoudi avec son long métrage "Frigo", Mohamed Lyounsi avec "Les coups du destin" ou encore Jamal Souissi avec "Morjana". Les tuteurs conviés à cette rencontre ne cachent pas leur volonté de voir la production cinématographique marocaine évoluer. Comme nous confie Raphaelle Desplechin, "c’est un secteur qui a un vrai potentiel et qui souhaite se développer ".

Pour certains comme Mourad El Khaoudi, c’est une première. Le cinéaste qui a entre autres écrit et réalisé le film "Formatage", a toujours travaillé seul: "c’est une chance d’avoir autant d’avis différents pour permettre à nos histoires de mûrir ".
Après avoir écrit et réalisé plusieurs courts-métrages, le jeune cinéaste Alaa Eddine Aljem, diplômé de l’ESAV Marrakech en réalisation a débuté l’écriture de son premier long-métrage il y a un an. Plusieurs résidences cinématographiques comme le festival Locarno, la fabrique des cinémas du monde de Cannes ainsi que sa venue à Ifrane, lui permettent de voir ses projets évoluer en espérant, dit-il, pouvoir débuter le tournage de son film en septembre 2017.

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