Huffpost Maroc mg

Le bitcoin est-il en train de faire son entrée au Maroc?

Publication: Mis à jour:
BITCOIN
Le bitcoin est-il en train de faire son entrée au Maroc? | DR
Imprimer

PAIEMENT ELECTRONIQUE- Exit les dirhams, la monnaie électronique débarque au Maroc! Un dentiste marocain nommé Khalid est devenu le premier commerce du royaume à accepter que vous payiez … en bitcoins! Sur la page Facebook Bitcoin Maroc, le médecin a reçu plusieurs messages d’encouragements et de félicitations d’internautes marocains.

Mais au-delà de cet effet d’annonce, où en est le bitcoin au Maroc? Les plus avertis n’ont pas attendu l’annonce de Khalid pour découvrir ce système de paiement peer-to-peer. Bitcoin est la contraction de bit (plus petite unité de mesure en informatique binaire) et coin (terme désignant une pièce ou un jeton en anglais). Il s'agit d'une monnaie cryptographique (protégée par des codes), totalement électronique, et qui se pose en alternative aux monnaies conventionnelles.

Pour remonter à la source de la création de cette monnaie virtuelle, il faut savoir que dès 2008, des rumeurs circulaient sur sa création. Ce n’est qu’en 2009 qu'un internaute dont l'identité n'a jamais été révélée avec exactitude lance le logiciel open-source Bitcoin. Réputé infalsifiable, le système protégeant la monnaie électronique est organisé en nœuds qui permettent de vérifier toutes les transactions dans le réseau enregistrées dans un registre public appelé "blockchain".

Autre particularité, le bitcoin n’a pas besoin de régulateur ni même d’administrateur. Le système fonctionne de façon décentralisée en établissant la connexion entre les nœuds du réseau. La valeur de la monnaie cryptographique est déterminée selon la loi de l’offre et de la demande.

Le bitcoin est utilisé dans plusieurs pays et commerces pour faire des achats, payer par exemple une course de taxi, et même recevoir son salaire. Il peut être troqué contre certaines devises dans les pays où il est accepté. Toutes les transactions doivent se faire au travers du logiciel, seul lieu permettant de générer des bitcoins.

Mais les détracteurs du bitcoin qui se pose en monnaie internationale, lui reprochent de servir de paiement à des activités illégales. Réputé intraçable, le bitcoin sert souvent de moyen de paiement à des transactions dans le "deep web", pas toujours légales dans les marchés noirs du web (accessible uniquement grâce à des logiciels contournant les surveillances). Selon ces détracteurs, le bitcoin favoriserait la couverture d’activités criminelles (achat et achat d’armes, blanchiment d’argent)

Le dentiste Khalid peut être rassuré. Il utilise une monnaie sûre, dont la sécurité, bien que controversée, n’a pas encore été remise en doute. On imagine que ses patients lui verseront les prix des soins en bitcoins. Il pourra ensuite réutiliser ses bitcoins pour faire ses achats et ses commandes sur des plateformes dédiées. Seul problème, le bitcoin est encore loin d'être entré dans les moeurs des Marocains, et il n'est sûr que ce dentiste puisse trouver des prestataires qui acceptent cette monnaie 2.0.

** 1 bitcoin s’échangeait cet après-midi à 480 euros et 538 dollars!

LIRE AUSSI:Le Maroc connaît un boom des paiements en ligne