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Benkirane: "Le populisme marche un ou deux jours, pas cinq ans"

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BENKIRANE
Abdelilah Benkirane, Prime Minister of the Kingdom of Morocco, addresses the 69th United Nations General Assembly at the U.N. headquarters in New York September 25, 2014. REUTERS/Lucas Jackson (UNITED STATES - Tags: POLITICS) | Lucas Jackson / Reuters
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POLITIQUE - Mercredi 1er juin, le Chef du gouvernement Abdelilah Benkirane était l'invité de l'Institut supérieur de l'information et de la communication (ISIC) à Rabat. Une rencontre durant laquelle il est revenu sur plusieurs sujets, du populisme à la monarchie parlementaire en passant par la lutte contre l'économie de rente.

Populiste une fois, populiste toujours?

Le Chef du gouvernement a estimé que son succès ne peut être mis sur le compte du discours populiste qu'il adopte. "Le populisme marche un ou deux jours, pas cinq ans", a-t-il déclaré. Et de révéler avoir "reçu Alain Juppé récemment. Il m'a demandé comment ai-je fait pour maintenir ma popularité cinq ans après ma nomination à la tête du gouvernement".

Benkirane a aussi fustigé ceux qui qualifient son bilan de "maigre". Il en veut pour preuve l'obtention de résultats favorables lors des dernières élections communales et régionales.

La monarchie parlementaire? Pas pour les Marocains

"Je me suis opposé à ceux qui revendiquaient la monarchie parlementaire. Les Marocains n'ont pas besoin de monarchie parlementaire", a martelé Benkirane, qui considère que "les Marocains veulent un roi qui gouverne, et qui dispose de pouvoirs réels".

Démissionnaire en série

À l'instar de son ministre de la Communication Mustapha Khalfi, Abdelilah Benkirane a, lui aussi, pensé à démissionner. Et pas qu'une fois: "plusieurs fois par jour, je pensais à présenter ma démission", a révélé Benkirane, reconnaissant que "les cinq années que j'ai passées à la tête du gouvernement ont été les plus difficiles de ma vie". Pour le Chef du gouvernement, "le travail d'un gouvernement est évalué lors des élections", et "si les citoyens décident que nous devons nous en aller, nous sommes prêts à le faire, et n'avons aucun problème avec cela."

Échecs d'un gouvernement

"Il faut l'avouer, nous avons échoué dans la lutte contre la corruption et l'économie de rente", a-t-il regretté. Et de rappeler que lorsque le gouvernement a "publié la liste des bénéficiaires d'agréments d'exploitation de carrières de sable, nous nous sommes heurtés à un large mouvement de refus, et avons rencontré de grands problèmes. La lutte contre la corruption et l'économie de rente est plus compliquée qu'il n'y parait", a déclaré Benkirane.

Néanmoins, s'il n'a pas réussi à "éliminer la corruption, nous essayons de la combattre du mieux que nous pouvons", a-t-il ajouté.

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