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À Roland-Garros, le match de Djokovic interrompu par la pluie au bout de 2h01... est-ce vraiment par hasard?

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ROLAND-GARROS - C'est la goutte d'eau qui fait déborder le Chatrier. Après le forfait de plusieurs joueurs majeurs et une météo plus que chaotique l’édition 2016 de Roland-Garros continue de décevoir.

Dernier accroc en date, l'interruption du huitième de finale opposant Novak Djokovic à Roberto Bautista Agut mardi 31 mai. Après avoir été arrêté une première fois à 12h50, le match a de nouveau été suspendu à cause de la pluie. Un second arrêt après deux heures... et une minute de match. Soixante secondes qui permettent aux organisateurs de ne pas rembourser les spectateurs du jour.

Les spectateurs sont mécontents...

Rappelons au passage qu'avec moins d'une heure et demie de temps de jeu effectif, le remboursement des billets est intégral. Entre 1h30 et 1h59 de temps de jeu, le geste des organisateurs du tournoi se limite à 50% de remise. Enfin, à partir de 2h et plus de match, aucun remboursement n’est effectué. Malgré un temps de jeu considérablement réduit, les organisateurs ne perdront pas deux millions d’euros pour la deuxième journée d’affilée, après un lundi sans aucun match

Si l'astuce ne saute pas forcément aux yeux, certains internautes commencent à s'indigner sur les réseaux sociaux.

... et les joueurs aussi

Les spectateurs ne sont pas les seuls à clamer leur mécontentement. Les joueurs aussi se plaignent ouvertement de l'organisation du tournoi. La Polonaise Agnieszka Radwanska, numéro 2 mondiale, et la Roumaine Simona Halep, notamment, se sont insurgées contre le fait d'avoir dû jouer sous la pluie, après leur défaite en huitièmes de finale.

"Je suis surprise et en colère d'avoir dû jouer sous la pluie. Ce n'est pas un tournoi à 10.000 (dollars de prix ndlr), c'est un Grand Chelem. Comment peut-on nous faire jouer sous la pluie?", a déploré Radwanska après avoir chuté contre la Bulgare Tsvetana Pironkova, 102e mondiale.

Même son de cloche pour Simona Halep. "Le court n'était pas bon. Les balles étaient gorgées d'eau. C'est trop difficile de jouer dans ces conditions. J'ai ressenti des douleurs au niveau du dos, des tendons d'Achille. Je ne me sentais pas en sécurité sur le court", a expliqué la finaliste de l'édition 2014, battue par l'Australienne Samantha Stosur.

Même les autres tournois du Grand Chelem se moquent gentiment des déboires de Roland Garros.


"Nous ressentons votre douleur, Roland-Garros"

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