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En forme, le pétrole passe le cap des 50 dollars

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BARILS DE PTROLE ALGRIEN
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Pour la première fois depuis juillet 2015, le baril de pétrole a franchi le cap des 50 dollars, aussi bien à Londres qu’à New-York. Pendant que le brent de la mer du nord affichait 50.67 dollars en milieu d’après-midi, gagnant 1.62%, soit près de 70 cents, à New-York, le baril atteignait 50.08 dollars, avec une progression de 68 cents, ce qui représente 1.34% en une séance.

Ce nouveau record intervient une semaine après une hausse qui avait propulsé le baril sur le seuil des 50 dollars, une première depuis novembre 2014. Il y a six mois, ce fut cependant une percée éphémère, suivie d’une longue baisse qui a amené le baril à ses plus bas, sous la barre des 30 dollars.

La hausse de mardi est d’autant plus remarquable qu’elle a lieu alors que le dollar a enregistré une nette hausse durant la semaine écoulée. En cumulant la hausse du prix du bail et celle du dollar, la hausse devient substantielle : le pouvoir d’achat du baril s’est nettement raffermi.

Anticiper les décisions de l’OPEP

Cette évolution intervient à la veille de la réunion de l’OPEP, prévue jeudi prochain à Vienne. Durant les derniers jours qui précèdent les shows de l’OPEP, les prix anticipent généralement les décisions de l’organisation. Ceci semble indiquer que les marchés tablent sur un raffermissement des prix, malgré les informations récurrentes laissant entendre que l’offre reste surabondante.

Ainsi, l’Irak, par la voix de SOMO (State Oil Marketing Organization, l'agence étatique chargée de la commercialisation du pétrole), a annoncé qu’il va mettre sur le marché cinq millions de barils supplémentaires. Dans le même temps, l’Iran rappelait sa volonté de ramener ses exportations à leur niveau d’avant les sanctions occidentales, ce qui signifie mettre deux millions de barils supplémentaires sur le marché, alors que l’Arabie Saoudite, le Koweït et les Emirats affichaient leur volonté de maintenir la politique qui a mené à un écroulement des prix, celle visant à préserver ou augmenter leurs parts de marché.

Le schiste fait pschit

Toutes ces déclarations, supposées exercer une forte pression sur les prix, n’ont toutefois pas eu d’effet significatif sur le marché jusque-là. Bien au contraire, les prix évoluent selon une courbe régulière depuis la mi-février, grignotant les marches et franchissant régulièrement des paliers.

Les perturbations de la production, avec les incendies de forêt au Canada et les attaques contre des installations pétrolières au Nigeria, n’ont pas eu d’impact significatif. Ce sont plutôt les fondamentaux du marché qui semblent dicter cette évolution, que la réunion de l’OPEP à Vienne pas probablement consacrer. La baisse des prix a provoqué un écroulement des investissements, ce qui risque même de provoquer un contre-choc pétrolier à terme, selon l’expert algérien Mourad Preure.

La production de pétrole non conventionnel aux Etats-Unis, qui avait atteint près de cinq millions de barils, s’est écroulée. Pour l’heure, l’offre reste suffisante, mais les puits de schiste, qui donnent encore quatre millions de barils par jour, sont réputés s’épuiser rapidement.

Les assurances de l’Irak, de l’Arabie Saoudite et de la Libye ne peuvent constituer une garantie suffisante. Particulièrement si l’Arabie Saoudite, engagée dans de grands projets de restructuration économique, se lance dans une nouvelle approche, avec l’arrivée d’un nouveau ministre du pétrole nommé il y a un mois.

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