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Egypte: le chef du syndicat de la presse et deux cadres devant la justice

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EGYPT JOURNALIST
Pro-government protesters hold poster of Egyptian President Abdel Fattah al-Sisi and shout slogans against journalists in front of the Syndicate of Journalists, in Cairo, Egypt May 4, 2016. REUTERS/Staff | Reuters Staff / Reuters
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Le président du syndicat égyptien des journalistes et deux collaborateurs seront jugés pour avoir abrité deux reporters recherchés par la police, ont indiqué mardi des sources concordantes.

Des journalistes égyptiens avaient récemment manifesté pour protester contre un recul de la liberté de la presse, trois ans après que le président Abdel Fattah al-Sissi a destitué son prédécesseur islamiste Mohamed Morsi et lancé une implacable répression contre toute opposition.

Le président du syndicat Yehya Kallache, le secrétaire général de l'organisation Gamal Abdelrahim et le chef de sa commission des libertés Khaled Elbashy ont été libérés sous caution tard lundi soir, après plus de 24h de garde à vue, a indiqué à l'AFP l'avocat de M. Elbalshy, Karim Abdelrady.

Tous trois sont accusés d'avoir abrité des fugitifs et leur procès s'ouvrira samedi, selon l'avocat et des responsables du parquet.

Ils sont jugés à la suite d'un raid sans précédent de la police début mai contre le syndicat des journalistes, qui avait permis l'arrestation de deux reporters recherchés par les autorités et accusés d'avoir incité à manifester.

Le porte-parole de la diplomatie européenne a déploré dans un communiqué un développement inquiétant, y voyant le reflet de limitations plus importantes pour la liberté d'expression et la liberté de la presse en Egypte.

Le président du syndicat égyptien avait dénoncé un régime en guerre contre le journalisme, réclamant la démission du ministre de l'Intérieur.

Les trois responsables du syndicat avaient été convoqués dimanche après-midi dans le bureau du procureur du Caire, où ils ont été interrogés 12 heures durant. Ils sont toujours sous le coup d'une enquête pour diffusion de fausses informations.

Ces trois arrestations constituent une répression sans précédent pour la liberté de la presse en Egypte et l'attaque la plus flagrante contre ses médias depuis des décennies, estimait dimanche Amnesty international dans un communiqué.

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