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Centenaire de la bataille de Verdun: déluge de feu et tempête de chiffres

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VERDUN
Centenaire de la bataille de Verdun: déluge de feu et tempête de chiffres | AFP
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PREMIERE GUERRE MONDIALE - Plus de 30 ans après François Mitterrand et Helmut Kohl honorant main dans la main la mémoire des soldats de Verdun, François Hollande et Angela Merkel célèbrent dimanche à Douaumont le centenaire d'une des plus meurtrières batailles de la Grande Guerre. Le 21 février 1916 avait débuté la bataille de Verdun, l'une des plus sanglantes de la Première guerre mondiale et de l'histoire militaire française.

Pendant 10 mois, ce terrible affrontement engagé par les armées allemandes pour "saigner à blanc" l'ennemi français allait coûter la vie à un demi million d'hommes, emportés par le déluge de feu sans précédent de l'artillerie lourde.

Pour commémorer le souvenir du carnage, le choix s'est arrêté sur ce 29 mai, la même date qu'avait choisi le général de Gaulle pour le cinquantenaire de la bataille. Voici quelques chiffres qui témoignent de l'extrême violence qui s'est abattue sur la région de Verdun.

  • 300 JOURS, 300 NUITS

    AFP
    Aux alentours de Verdun, on se bat de jour comme de nuit sous une pluie de feu. Artillerie, mitraille, shrapnells, baïonnettes mais aussi, faim, froid, peur, épuisement... Pendant 300 jours et 300 nuits, près de 2 millions d'hommes vont se relayer de part et d'autre du front pour livrer une bataille qui ne s'achèvera que sur un statu quo militaire.
  • 70% DE L’ARMÉE

    AFP
    Au plus fort des combats, la quasi-totalité de l'armée française va être mobilisée pour stopper l'offensive allemande. En tout, 1,1 million de soldats français, soit 70% des effectifs dont une part importante d'enrôlés venus des colonies, se succéderont dans cette terrible guerre de position.
  • 53 MILLIONS D'OBUS

    AFP
    L'artillerie joue un rôle considérable dans l'horreur que subissent les soldats au quotidien. Le nombre d'obus tirés fut approximativement de 23 millions côté français contre 30 pour les Allemands. On est passé, en France, de 12.000 obus fabriqués par jour en septembre 1914 à 35.000 en décembre, pour atteindre 300.000 en 1918. Un obus de 75 contenant 800 g d'explosifs, il fallait donc trouver 240 tonnes d'explosifs par jour...
  • 8000 VÉHICULES

    AFP
    Pendant ces longs mois de combats, les renforts et le ravitaillement jouent un rôle crucial. Côté français, la route départementale reliant Bar-le-Duc à Verdun, rebaptisée la Voie sacrée, voit défiler un flot ininterrompu de camions (jusqu'à 8000 par jour), dont les fameux Berliet, qui alimentent le front en troupes, munitions et nourriture. En 10 mois, plus de 700.000 tonnes de pierres sont déversées pour éviter l'embourbement.
  • 9 VILLAGES FANTÔMES

    AFP
    Le déluge de feu et de bombes qui s'abat sur la région annihile villes et villages, modifie les paysages. Ici, la ville de Verdun ou du moins ce qu'il en reste. Elle n'est pourtant jamais tombée aux mains de l'ennemi allemand. Beaumont, Bezonvaux, Douaumont, Louvemont, Fleury-devant-Douaumont, Haumont, Ornes, Vaux et Cumières... 9 villages n'auront même pas cette chance. Rayés de la carte, ceux-ci existent encore administrativement à titre symbolique.
  • 400 AVIONS DANS LE CIEL

    AFP
    1916 est une année charnière car c'est à Verdun que naît la guerre aérienne moderne. Bombardement depuis les airs, reconnaissance des lignes, duels aériens... Au fur et à mesure de la bataille, les techniques se perfectionnent tandis que le matériel évolue à grands pas pour s'assurer la maîtrise des airs. Le conflit donne naissance à une nouvelle chevalerie, celle des "As" comme le pilote français Georges Guynemer, ici dans son Spad II.
  • 700.000 VICTIMES

    AFP
    Les estimations ont longtemps varié selon les historiens. Le consensus l'emporte sur le bilan définitif de 700.000 victimes dont 306.000 tués et disparus et 406.000 blessés. Ces pertes se partagent quasiment à parts égales entre la France et l'Allemagne. Côté français, les pertes de la bataille de Verdun (163.000 morts) représentent l'équivalent de la ville actuelle de Toulon.
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