Huffpost Algeria mg

La réponse "populaire" de Rebrab par la Bourse sur l'affaire du rachat du groupe El Khabar

Publication: Mis à jour:
Imprimer

L'homme d'affaires Issad Rebrab a annoncé sur son compte Twitter et sa page Facebook avoir décidé de placer la majorité du capital du groupe de presse El Khabar à la Bourse d'Alger.

Le propriétaire du groupe Cevital a ainsi appelé sur son compte Twitter les Algériens, "qui défendent la liberté d'expression, à devenir actionnaire. Il a indiqué qu'un comité de surveillance indépendant sera installé à cet effet, afin de "veiller à l'éthique et à la déontologie".

Le capital du groupe El Khabar est estimé à 276.600.608 de dinars réparti sur 3026 parts. La filiale du groupe Cevital, NessProd a racheté en avril la majorité des actions, soit 2876 pour un montant de 406 milliards de centimes.

"Aucune ambition politique"

Dans un entretien accordé à la chaîne France 24 (Vidéo ci-dessus), le milliardaire a expliqué la décision du groupe Cevital de placer la majorité des parts du groupe à la Bourse d'Alger. M. Rebrab, qui a réitéré ses ambitions économiques, a affirmé n'avoir "aucune ambition politique".

"Pour régler définitivement ce problème [du rachat du groupe Al Khabar, NDRL] et prouver que je n'ai aucune ambition politique, le groupe Cevital que je préside a décidé de mettre la majeure partie des actions du groupe Al Khabar, y compris la chaîne KBC, à la bourse d'Alger", a-t-il annoncé.

Et de lancer: "Mon ambition c'est le développement économique de l'Algérie. Que tous les Algériens prennent les actions au niveau du groupe Al Khabar".

M. Rebrab a même affirmé être prêt, au cas où cette opération boursière réussit, à placer les actions de la SAEC, société éditrice du quotidien francophone Liberté Algérie.>

"Aucun soutien des services de sécurité"

Répondant à une question sur les déclarations du SG du FLN, Amar Saadani, qui avait accusé Issad Rebrab "d'agir en service commandé pour le général Toufik", le milliardaire algérien a martelé que "tout cela est archi-faux".

"Je ne vais pas essayer de polémiquer là-dessus car les services de sécurité, qui étaient très forts dans les années 1990, m'ont eux-mêmes bloqués dans mes projets, a-t-il fait remarquer. Et de poursuivre: Ils ne m'ont jamais soutenu et je n'ai pas leur soutien".

Quant à la menace de Amar Saadani, qui avait déclaré que "Rebrab doit choisir entre la politique et l'argent", le milliardaire a répondu que sa seule ambition est "la construction de l'Algérie".

LIRE AUSSI: Saadani charge la "pieuvre" de Toufik: "Si Rebrab mélange la politique et l'argent, il perdra l'argent"

"Un certain nombre de décideurs"

M. Rebrab a estimé qu'il y avait un "acharnement" de la part du gouvernement contre lui, notamment du ministre Abdeslam Bouchouareb. Selon lui, il ne s'agit pas de politique mais de rivalité dans le secteur de l'Industrie.

"Nous réussissons dans le secteur industriel, là où, eux, ont échoué", a-t-il déclaré. "Ma seule et unique ambition est le développement économique. Je m'astreints justement à porter ma contribution pour la construction de l'Algérie, qui a besoin plus que jamais de diversifier son économie".

Selon lui "certain nombre de décideurs" ont entrepris de mener une campagne contre lui. "Je ne crois pas que le président de la République s'intéresse à ces choses", a-t-il dit, estimant que c'est "peut-être certaines personnes autour de son frère". Il a toutefois martelé qu'il continuera "à se battre et à construire l'Algérie", rappelant que "ce n'est pas la première fois" que ses projets soient bloqués.

"J'ai des projets qui sont bloqués depuis plus de 10 ans. Certains m'ont même été agrées par le gouvernement de l'époque mais j'attends toujours l'autorisation", a-t-il fait savoir.

Révélant être inquiet de la situation actuelle de l'Algérie, "comme de tous les Algériens", Issad Rebrab a réitéré son ambition économique, excluant toute implication politique.

LIRE AUSSI:

Retrouvez les articles de HuffPost Algérie sur notre page Facebook.

Pour suivre les dernières actualités en direct, cliquez ici.