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Loi sur les "petites bonnes": Pour Nouzha Skalli "la période transitoire est une fuite en avant"

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NOUZHA SKALLI
"Petites bonnes": Pour Nouzha Skalli "la période transitoire est une fuite en avant" | opinion-internationale.com
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PARLEMENT - Quelques jours après que le secrétaire général du Parti du progrès et du socialisme (PPS) Nabil Benabdellah a réussi à convaincre le gouvernement d'accepter la mise en place d'une période transitoire de cinq ans, à l'issue desquels l'âge minimum du travail domestique passera à 18 ans, la députée PPS et ex-ministre de la Femme, de la famille et de la solidarité Nouzha Skalli, contactée par le HuffPost Maroc, qui défend la mise en place de l'âge minimum de 18 ans, récuse l'utilité de la période transitoire, et considère qu'il s'agit d'une "manœuvre politique".

"La période transitoire de 5 ans n’a aucun sens. Quelle est la justification argumentée de ce délai de 5 ans? Sur quelles justifications ou sur quels chiffres s'est-on basé pour proposer un délai de 5 ans? Mettre en place l’âge minimum de 18 ans d’ici 5 ans va-t-il résoudre le problème?", s'interroge Nouzha Skalli, estimant qu’il s’agit d’une "fuite en avant, simplement. C’est une manière de dire: 'débrouillez-vous avec le prochain gouvernement'".

Si la proposition de mettre en place une période transitoire fait consensus au sein du gouvernement, il n’en est pas de même pour le parlement, toujours selon Nouzha Skalli.

"Le dernier mot du parlement, c’était celui de la commission des secteurs sociaux, qui a voté le projet de loi". Lors de la plénière, "le gouvernement pourra présenter cet amendement, que le parlement pourrait accepter ou rejeter. Mais le rôle des séances plénières est de consacrer des positions qui ont déjà été argumentées, appuyées, acceptées. L’option la plus logique serait donc de renvoyer le projet de loi à la commission des secteurs sociaux pour l’amender, puisque la commission a étudié le projet de loi en profondeur".

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