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Donald Trump sera bien le candidat républicain à l'élection présidentielle américaine de 2016

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DONALD TRUMP
Donald Trump sera bien le candidat républicain pour 2016 | ASSOCIATED PRESS
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INTERNATIONAL - Le candidat républicain à la Maison Blanche Donald Trump a franchi un cap historique jeudi 26 mai en atteignant la majorité de délégués requise pour l'investiture présidentielle automatique de son parti, selon le décompte de l'agence de presse Associated Press (AP).

Le parti républicain ne centralise pas de façon officielle le nombre de délégués obtenus par les candidats au cours des primaires, et plusieurs médias américains procèdent à leurs propres estimations, ce qui conduit à de légères différences car dans certains États, les délégués sont libres de voter pour le candidat de leur choix, et non liés par les résultats des primaires.

Mais Donald Trump a désormais empoché 1238 délégués, selon AP, qui est parvenu à ce nombre en interrogeant des délégués "libres", notamment dans l'Oklahoma (sud). La majorité requise est de 1237, une barre que le candidat était de toute façon assuré de franchir lors des dernières primaires du 7 juin.

Ses derniers rivaux ont jeté l'éponge il y a trois semaines à l'issue de la primaire de l'Indiana (nord), après laquelle Donald Trump est de facto devenu le candidat officieux du parti républicain pour la Maison Blanche - adoubé par un nombre croissant de responsables du parti. Mais cette investiture n'est pas officielle tant que le candidat n'a pas techniquement obtenu la majorité des délégués en jeu.

Le sacre interviendra lors de la convention républicaine à Cleveland, du 18 au 21 juillet.

Il confirme avoir "passé la barre"

Peu de temps après AP, les chaînes CNN et ABC ont chacune publié un nouveau décompte du nombre de délégués obtenus au fil des primaires, ou s'étant engagés à voter pour lui à la convention d'investiture de Cleveland.

Trump a lui-même revendiqué avoir "passé la barre" lors d'une conférence de presse jeudi à Bismarck, dans le Dakota du Nord, où il devait prononcer un discours sur l'énergie lors d'une conférence sur le pétrole, l'une de ses rares allocutions thématiques.

"C'est un honneur", a-t-il déclaré. "J'adore voir Hillary et Bernie se taper dessus", a-t-il dit, en ironisant sur sa probable rivale démocrate, qui reste embourbée dans des primaires qui n'en finissent pas. Donald Trump a d'ailleurs répété qu'il aimerait débattre avec Bernie Sanders, le rival d'Hillary Clinton aux primaires démocrates, mais posant comme condition de lever "10 ou 15 millions de dollars" pour des œuvres caritatives.

"Elle n'arrive pas à mettre l'affaire dans le sac, alors que c’était censé être très facile", a-t-il déclaré, relevant que l'ancienne chef de la diplomatie américaine faisait toujours face à la concurrence active du sénateur du Vermont.

Après ce pas supplémentaire vers la Maison Blanche, le républicain a également répondu à Barack Obama qui, en marge d'un sommet du G7 au Japon, a estimé que "nombre des propositions qu'il a formulées démontrent soit une ignorance des affaires du monde, soit une attitude cavalière". Le président américain a aussi rapporté que nombre de dirigeants de la planète se disaient "surpris" par le succès de Donald Trump.

"Il ne connaît rien aux affaires. C'est bien de surprendre les gens", a répondu à distance Donald Trump, "car de nombreux pays de notre belle planète abusent complètement de nous".

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