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Le PSOE veut que le Maroc nie la marocanité des habitants de Melilia

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MELILLA
Vue sur la ville de Melilia | Jesus Blasco De Avellaneda / Reuters
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MELILIA- Pour le Parti socialiste ouvrier espagnol (PSOE), les habitants de Melilia ne sont pas Marocains. La formation politique va plus loin et veut à présent que le Maroc le reconnaisse aussi. En cause, les récentes déclarations d’Ahmed Taoufiq sur l’identité religieuse des Marocains de Sebta et Melilia.

Mardi, à la Chambre des représentants, le ministre des Habous et des affaires islamiques, a en effet affirmé que les citoyens de Melilia étaient des "Marocains" qui vivaient "dans une situation particulière". Ahmed Taoufiq avait cependant évité de qualifier la présence espagnole dans les deux villes de "colonisation", comme le relève le site d’actualité Yabiladi.com.

Le discours n’a, tout de même, pas plu au PSEO qui n’a pas tardé à réagir. Mercredi, le parti de gauche a appelé le Maroc à retirer ces propos et présenter des excuses aux autorités espagnoles. "L’hispanité (ou l'espagnolité) de Melilila est loin du doute et de tout débat", a estimé le parti dans un communiqué relayé par le journal local Elfarodigital.es.

"De la même manière que nous respectons profondément la souveraineté nationale des autres pays, nous exigeons le même respect", a ajouté le PSEO.

Le parti du centre Ciudadanos n’a également pas apprécié les déclarations d’Ahmed Taoufiq. Celles-ci sont "scandaleuses", a estimé le coordinateur du parti à Melilia, Eduardo de Castro, cité par la même source.

Ces sorties des deux formations politiques espagnoles interviennent au moment où de nouvelles élections législatives sont en train d’être préparées dans le pays, pour le 26 juin prochain.

Les dernières en date, tenues le 20 décembre dernier, avaient donné lieu à un Parlement divisé entre quatre grands partis, à savoir le Parti populaire (au pouvoir), avec ses 123 sièges, suivi du Parti socialiste (90), de Podemos (65) et de Ciudadanos (40).

Quatre mois plus tard, en l’absence d’un gouvernement de coalition, le roi Felipe VI a annoncé ne pas avoir de candidat "disposant d’appuis suffisants à la Chambre des députés" pour obtenir l’investiture de la présidence. Selon la Constitution espagnole, cette situation entraîne la dissolution du Parlement et de nouvelles élections.

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