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Manifestations anti-loi Travail: Des débordements dans plusieurs villes françaises

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GREVE JEUDI 26 MAI
De premiers débordements en marge des manifestations | Twitter/TheveniaudPhil
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LOI TRAVAIL - Paris, Caen, Rennes, Nantes... La mobilisation contre la loi Travail n'a pas faibli ce jeudi 26 mai, avec des défilés organisés partout en France, des transports en commun au ralenti, des raffineries et centrales nucléaires perturbées.

En marge de ces rassemblements, des débordements ont émaillé plusieurs mouvements de contestation organisés pour la huitième journée de mobilisation contre la loi El Khomri.

PARIS

Des affrontements ont éclaté dans la capitale entre la police et des manifestants cagoulés, qui ont quitté le trajet du cortège de la manifestation, brisant des vitrines et dégradant des véhicules, a constaté un journaliste de l'AFP.

Une centaine de manifestants présents en tête de cortège ont emprunté une rue transversale, renversant des containers à verre et lançant des bouteilles sur des policiers, qui ont répliqué en tirant des gaz lacrymogènes. L'intervention des unités mobiles est en cours, a confirmé la préfecture de police.

De nouvelles échauffourées ont eu lieu à l'arrivée du cortège parisien sur la place de la Nation, selon des journalistes présents sur place.

DIJON

Plusieurs façades ont subi des dégradations à Dijon, où des tags comme "Anti capital" ou "PS ordures" ont été inscrits sur des murs et des vitrines.

Une banderole avec l'inscription "Grève, blocage, sabotage. Non à la loi Travail" a été déployée depuis la tour Philippe Le Bon du Palais des ducs de Bourgogne.

NANTES

Au moins 1300 personnes ont défilé à Nantes malgré une interdiction préfectorale, derrière une banderole "Loi travail, 49.3, état d'urgence. Rage, blocage". Selon plusieurs journalistes présents sur place, plusieurs vitrines ont été brisées.

CAEN

La tension est aussi montée en Normandie, où près de 300 personnes ont participé à une "manifestation sauvage" à Caen, après celle officielle ayant rassemblé entre 2000 et 7000 personnes. Les forces de l'ordre ont chargé, utilisé des gaz lacrymogènes et procédé à trois arrestations, indique l'AFP.

Sur une vidéo de Normandie Actu, un manifestant se faire frapper à coups de pied et de matraque par des policiers.

"C'est un cas de légitime défense", a justifié le directeur départemental de la sécurité publique, Jean-François Papineau, à Normandie Actu. "On a pris plusieurs jets de projectiles, à plusieurs reprises. Il y a eu des sommations à quatre ou cinq reprises", explique-t-il.

RENNES

Entre 3500 et 8000 personnes ont défilé à Rennes selon l'AFP, notamment des jeunes derrière une banderole: "Faute de fioul, fous ta cagoule". Des manifestants s'en sont pris aux locaux du journal Ouest France, comme on peut le voir sur cette vidéo de France Bleu Armorique.

AMIENS

Des immenses nuages de fumée s'élevaient dans le ciel de la ville ce jeudi, alors que des militants CGT ont allumé 300 pneus pour barrer plusieurs routes.

Les grévistes étaient mobilisés dès 5 heures ce jeudi, bloquant trois ronds-points de la ville. À chaque carrefour, des pneus et des palettes ont été incendiés, raconte France Bleu. Des pneus ont aussi été incendiés sur la place de la gare.

Cet article est mis à jour régulièrement pendant toute cette journée de mobilisation.

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