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Samir: À une semaine du verdict, les salariés à l'heure des inquiétudes

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Le sort de la Samir sera connu le 1er juin prochain. | DR
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RAFFINERIE - À une semaine du verdict, les salariés de la Société anonyme marocaine de l'industrie du raffinage (Samir) s’inquiètent plus que jamais de leur sort. Le 1er juin prochain, la cour d’appel du tribunal de commerce de Casablanca doit en effet décider si l’unique et seule raffinerie du royaume passera sous liquidation judiciaire ou si elle subira plutôt un redressement, comme requis par le procureur du roi le 18 mai dernier.

En attendant la décision de la justice, les représentants des employés de la Samir ont adressé ce mardi un courrier au président de la cour d’appel. Dans la lettre datée du 23 mai, ils sollicitent un verdict permettant à la raffinerie marocaine de reprendre son activité, d’abord pour "sauver" cette dernière mais aussi et surtout "pour éviter la rue à ses salariés et leurs familles".

Les employés de la Samir demandent aussi à ce que "les conditions nécessaires à la continuité de l’industrie du raffinage" soient garanties et ce "dans l’intérêt général de l’économie nationale".

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Chômage non déclaré

"On est en chômage non déclaré, malgré que l’Etat marocain assure le virement de nos salaires", regrette Houcine El Yamani, le secrétaire général du syndicat des industries du pétrole et du gaz relevant de la CDT, joint ce mercredi par le HuffPost Maroc.

"Les salariés sont les premiers perdants de cette crise qui dure depuis août 2015", a ajouté le responsable.

La Samir, unique raffinerie du Maroc située sur le port de Mohammedia et employant près de 960 personnes, est détenue à 67% par le groupe Corral Petroleum Holdings appartenant au milliardaire Sheikh Mohammed Al Amoudi.

Très lourdement endettée, la société a suspendu ses activités le 5 août 2015. En octobre de la même année, le Conseil d’administration de la Samir annonçait une augmentation de capital de 1 million de dollars. Celle-ci n’a toutefois jamais été réalisée. Dernière promesse en date de Mohammed Al Amoudi, une injection de 680 millions de dollars de fonds propres pour conserver la raffinerie, annoncée le 11 mai dernier.

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