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Loi sur les "petites bonnes": Nabil Benabdellah décroche les 18 ans, l'opposition exprime des réticences

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PETITES BONNES
Loi sur les "petites bonnes": Nabil Benabdellah décroche les 18 ans, l'opposition exprime des réticences | Tdh/ Odile Meylan
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PARLEMENT - Une quinzaine de jours après le vote du projet de loi sur les travailleuses domestiques, communément appelées petites bonnes, à la commission des Secteurs sociaux , le Parti du progrès et du socialisme (PPS) est parvenu à convaincre les autres composantes de la majorité de relever l'âge minimum du travail domestique à 18 ans, à l'issue d'une période transitoire de cinq ans, durant laquelle l'âge de 16 ans sera de rigueur.

Le secrétaire général du PPS Nabil Benabdellah avait promis de défendre cet amendement dans une vidéo diffusée au lendemain du vote du projet de loi. Après des négociations avec la majorité, l'amendement mettant en place la période transitoire sera proposé lors de la séance plénière consacrée au vote du projet de loi à la Chambre des représentants.

La solution est loin d'enthousiasmer l'opposition, qui considère qu'en l'absence de garanties suffisantes, la période transitoire pourra être renouvelée à répétition. "Cela s'est déjà produit avec l'article 16 du Code de la famille", note le député Adil Tchikito, du Parti de l'Istiqlal (PI).

"Je crains que l'opposition torpille cette solution"

Contacté par le HuffPost Maroc, Nabil Benabdellah ne cache pas sa joie suite à l'acception de l'amendement par la majorité. "Nous avons politiquement géré cela. Politiquement, non de manière politicienne: nous n'avons pas fait cela pour marquer des points, mais pour l'intérêt du pays et des filles qui travaillent", déclare Nabil Benabdellah, qui se félicite du fait qu'une solution médiane, qui fasse consensus au sein de la majorité, a été trouvée.

Si des députés de l'opposition rejettent d'ores et déjà cet amendement sous prétexte qu'il n'offre pas de garanties suffisantes, Benabdellah dénonce le revirement de leur position, et estime que la question des garanties ne se pose pas. "Au départ, l'opposition a voté pour le projet de loi à la Chambre des conseillers. À la Chambre des représentants, ils votent contre", rappelle-t-il.

"Le PPS a réussi à convaincre le Chef du gouvernement d'accepter la période transitoire, et là, c'est l'opposition qui veut nous mettre les bâtons dans les roues", s'indigne-t-il, craignant que "l'opposition torpille cette solution aussi."

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