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La victime de Badr Hari à Marrakech abandonne les poursuites

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BADR HARI
La victime de Badr Hari à Marrakech abandonne les poursuites | ROBIN VAN LONKHUIJSEN / AFP
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JUSTICE - Nouveau rebondissement dans le procès qui oppose le kickboxeur marocain Badr Hari à un serveur du restaurant-bar So Lounge à Marrakech. "La victime a décidé d'abandonner les poursuites contre Badr Hari suite à une réconciliation entre les deux parties", indique au HuffPost Maroc Karim Boualam, avocat au barreau de Marrakech chargé de la défense du sportif originaire de Kénitra.

"La victime a pris en considération le statut de Badr Hari, ne souhaitant pas porter préjudice à son image", poursuit l'avocat qui sous-entend qu'une compensation financière a été exigée par la victime afin qu'elle abandonne les poursuites, et que le sportif a répondu à sa demande.

Ce mardi 24 mai, à 9 heures du matin, un document explicitant son souhait d'abandonner les poursuites a été déposé auprès du tribunal de première instance de Marrakech par l'avocat de la victime. Badr Hari était poursuivi pour "coups et blessures" suivant l'article 400 du code pénal, qui l'exposait à une peine pouvant aller jusqu'à un an d'emprisonnement.

A ce propos, "le certificat présenté par le serveur faisait état d'une incapacité de travail de 20 jours, et non de 22 jours comme annoncé dans plusieurs médias", rectifie l'avocat du kickboxeur. Si la durée stipulée par le certificat excédait les 20 jours, les poursuites auraient exposé Badr Hari à une peine plus lourde.

Le verdict sera prononcé par la justice le 31 mai. Etant donné que la victime a abandonné ses poursuites, la justice devrait donc prononcer une peine d'amende ou, au pire, de prison avec sursis.

Un passif judiciaire lourd

Si Badr Hari a été présenté pour la première fois devant la justice marocaine le lundi 16 mai, suite à son arrestation à l'aéroport Mohammed V de Casablanca deux jours plus tôt, il a été condamné à plusieurs reprises pour violence dans son pays d'accueil, les Pays-Bas.

Le natif d'Amsterdam originaire de Kenitra a été condamné en octobre 2015 à une peine de deux ans de prison, dont dix mois avec sursis et 40.000 euros de dommages et intérêts (environ 430.000 dirhams). Une sanction prononcée suite à une série d'agressions physiques, dont une commise à l'encontre de l'homme d'affaires néerlandais Koen Everink.

Au Maroc aussi, le kickboxer a fait parler de lui pour plusieurs accès de colère qui l'ont mené à porter des coups au personnel de plusieurs établissements hôteliers ou de restauration. En octobre 2015, une vidéo de surveillance montrant le kickboxeur en train de frapper le réceptionniste du Sofitel Casablanca a été diffusée sur les réseaux sociaux, provoquant l'indignation des internautes

Un tempérament colérique

"Badr Hari devrait travailler sur son caractère, de nature violent", reconnait son avocat qui nous confie que ses amis et proches sont en train de le sermonter afin qu'il revoit son comportement dans les lieux publics.

Le sportif, qui multiplie les frasques, veut se rattraper en organisant plusieurs initiatives caritatives au profit des plus démunis et des associations locales, glisse Karim Boualam, qui note toutefois que "Badr Hari a l'habitude d'organiser de telles activités, même lorsqu'il n'a pas de problèmes avec la justice".

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