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Rym Sellal, fille du premier ministre algérien, a bénéficié d'une société offshore liée au scandale Sonatrach/Saipem

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Algeria's Prime Minister Abdelmalek Sellal attends a Franco-Algerian summit at the Hotel Matignon in Paris, December 4, 2014. REUTERS/Charles Platiau (FRANCE - Tags: POLITICS) | Charles Platiau / Reuters
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Rym Sellal, la fille du premier ministre algérien Abdelmalek Sellal, apparaît comme la bénéficiaire d'une société offshore au capital de 50 000 dollars et liée au scandale de corruption Sonatrach, a révélé lundi 23 mai le journal en ligne Le Desk.

Selon des documents publiées par la même source, dans le cadre des enquêtes Panama Papers, Rym Sellal, 36 ans, a été entre 2005 et 2010 la bénéficiaire de la société Teampart Capital Holdings Limited (TCH), constituée aux Iles Vierges britanniques le 26 octobre 2004 en faveur d'Omar Habour, l'homme d'affaires franco-algérien dont le nom revient souvent dans l'affaire Sonatrach/Saipem.

"Nous vous prions de bien vouloir annuler le power attorney en faveur de M. Omar Habour et de bien vouloir émettre un en faveur de Mlle Rym Sellal", indique un document envoyé par le cabinet Multi Group Finance daté du 28 février 2005 et consulté par Le Desk.

Personnage central du système algérien sous Bouteflika, Abdelmalek Sellal a longtemps été ministre avant d'être nommé, en 2012, à la tête du gouvernement. Il a également été le directeur des campagnes électorales d'Abdelaziz Bouteflika à plusieurs reprises.

L'apparition du nom de Rym Sellal dans le montage financier qui a servi à cacher les bénéficiaires des commissions de Saipem, au même titre qu'Omar Habour, Farid Bedjaoui et Najat Arafat Khelil, éclabousse de nouveau le premier ministre algérien. La fille d'Abdelmalek Sellal a déjà été citée en 2015 dans le livre "Alger-Paris, une histoire passionnelle".

Parmi les révélations menées par les journalistes français auteurs de ce livre, l'acquisition en 2007 d'un appartement de luxe sur les Champs-Elysées par Rym Sellal. Une partie de la transaction de 860 000 euros, soit 50 000 euros, s'est faite hors vue du notaire selon la même source.

L'enquête du Desk laisse entendre que cette somme proviendrait de TCH, la société offshore créée en faveur d'Omar Habour et dont Rym Sellal est restée bénéficiaire jusqu'en 2010.

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