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La Russie ne s'attend pas à une stabilisation de la production avant le sommet de l'OPEP

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RUSSIA ALEXANDER NOVAK
Russian Energy Minister Alexander Novak speaks to journalists following a news conference at the Russia-ASEAN summit in Sochi, Russia, May 20, 2016. Host photo agency via Reuters ATTENTION EDITORS - THIS IMAGE WAS PROVIDED BY A THIRD PARTY. EDITORIAL USE ONLY. | POOL New / Reuters
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Moscou a indiqué ne pas s’attendre à de nouvelles initiatives pour la stabilisation des cours du brut avant le sommet des pays exportateurs de pétrole prévu en juin prochain à Vienne.

Par la voix de son ministre de l'énergie Alexander Novak, la Russie a écarté l’éventualité de nouvelles initiatives avant la prochaine réunion de l’OPEP, en vue de stabiliser les prix du baril sur le marché, mais elle a affirmé qu’elle était disposée à tenir des consultations à ce sujet avec les pays membres, au cas où la question serait abordée lors du sommet.

"La Russie n’est pas un membre de l’OPEP et donc nous n’allons pas participer au sommet, mais nous allons bien entendu examiner toute proposition dans le cadre d’éventuelles consultations entre les pays membres et non membres de l’OPEP", a assuré récemment M. Novak en marge du sommet Russie-ASEAN.

Le 17 avril dernier, les représentants de 18 pays producteurs de pétrole se sont réunis en sommet extraordinaire à Doha (Qatar) pour tenter de juguler la chute vertigineuse des prix du brut et ont convié quatre pays non-membres à savoir Oman, Colombie, Azerbaïdjan et Russie à prendre part aux négociations.

Mais après 12 heures de tractations, les protagonistes se sont finalement quittés sans parvenir à un accord sur un plafond de la production. Les discussions ont été, notamment, entravées par les divergences entre l’Arabie Saoudite et l'Iran.

Ce dernier, qui a bénéficié d’une levée partielle des sanctions internationales après l’entrée en vigueur de l’accord sur son programme nucléaire, a refusé d’aborder la question du gel de sa production, soulignant qu’il n’était pas disposé à "abandonner (son) quota historique de production", comme l’a souligné le ministre iranien du pétrole Namdar Zanganeh.

L’Agence internationale de l’énergie (AIE) avait indiqué qu’au mois d’avril dernier, le niveau de production de brut des pays membres de l’OPEP avait augmenté à 330.000 barils par jour pour atteindre la barre de 32,76 millions de barils, un chiffre record depuis 2008.

Cette hausse est due au retour de l'Iran sur le marché et à l'augmentation de la production en Irak et aux Emirats Arabes Unis, ce qui a compensé la baisse au Koweït et au Nigeria. L'Arabie Saoudite a extrait 10,20 millions de barils par jour et l'Iran 3,56 millions de barils (le niveau du novembre 2011).

Tout en relevant que les pays producteurs continuent à augmenter leur production à l'approche du sommet de l’OPEP, l’AIE s’attend à une baisse de la production des pays non membres de l'organisation.

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