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MS804 d'EgyptAir: le point sur l'enquête en 1 minute (VIDÉO)

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INTERNATIONAL - Un avion de la compagnie EgyptAir reliant Paris au Caire avec 66 personnes à bord, dont 30 Egyptiens et 15 Français, s'est abîmé jeudi en Méditerranée après avoir disparu des écrans radar pour une raison encore indéterminée. L'armée égyptienne a dit vendredi avoir retrouvé des débris au large d'Alexandrie.

Les premiers débris retrouvés sont un "membre humain, deux sièges et une ou plusieurs valises", a annoncé par la suite le ministre grec de la Défense, Panos Kammenos. Dans une brève conférence de presse, le ministre a précisé que ces informations lui avaient été fournies par les autorités égyptiennes, qui coordonnent les recherches autour du point de chute présumé de l'avion, entre l'île de Crète et les côtes égyptiennes.

Voici ce que l'on sait:

• L'appareil, un Airbus A320, était passé mercredi par l'Erythrée, l'Egypte et la Tunisie, selon le site spécialisé FlightRadar24. Il avait démarré sa journée à Asmara, où il était arrivé la veille du Caire. Il a regagné la capitale égyptienne dans la nuit, puis est reparti tôt le matin pour Tunis. Après seulement une heure et deux minutes d'escale, il est revenu au Caire en début d'après-midi. Son escale au Caire a duré moins de deux heures, puis il a redécollé pour Roissy-Charles de Gaulle où il a atterri à 21H55 (19H55 GMT). Il est reparti de Paris peu après 23H00 (21H00 GMT) et aurait dû atterrir au Caire jeudi à 03H05 (01H05 GMT).

• L'appareil a disparu des radars grecs "vers 00H29 GMT (03H29 locales)", alors qu'il se trouvait dans l'espace aérien égyptien, a affirmé à l'AFP une source de l'aviation civile grecque, selon laquelle il est tombé au large de l'île grecque de Karpathos, entre Rhodes et la Crète.

• Selon le ministre grec de la Défense, l'avion, qui se trouvait à une altitude de 37.000 pieds (plus de 11.200 m), "a effectué un virage de 90 degrés à gauche puis de 360 degrés à droite en chutant de 37.000 à 15.000 pieds" avant de disparaître des radars.

• L'armée égyptienne a affirmé qu'aucun "message de détresse" n'avait été reçu, infirmant ainsi une information d'EgyptAir.

• Le pilote n'avait signalé "aucun problème" aux contrôleurs aériens grecs lors de sa dernière conversation à "à peu près 00H05 GMT", selon l'aviation civile grecque.

• Des médias grecs ont indiqué, sans que cela soit confirmé officiellement, qu'un bateau naviguant dans la zone aurait vu une boule de feu dans le ciel.

• L'armée égyptienne a annoncé vendredi avoir "trouvé des effets personnels des passagers et des débris de l'appareil à 290 km au nord d'Alexandrie". Ces premiers débris retrouvés sont un "membre humain, deux sièges et une ou plusieurs valises", a annoncé par la suite le ministre grec de la Défense, Panos Kammenos.

• Le ministre égyptien de l'Aviation civile a estimé jeudi que l'hypothèse d'une "attaque terroriste" était "plus probable" que celle d'une défaillance technique pour expliquer le crash.

• Le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Marc Ayrault, a affirmé vendredi matin que "toutes les hypothèses sont examinées mais aucune n'est privilégiée, car nous n'avons absolument aucune indication sur les causes".

• L'appareil transportait 56 passagers, dont un petit garçon et deux bébés, ainsi que sept membres d'équipage et trois officiers de sécurité, selon Egyptair. Trente Egyptiens, quinze Français, un Britannique, un Canadien, un Belge, un Portugais, un Algérien, un Soudanais, un Tchadien, deux Irakiens, un Saoudien et un Koweïtien se trouvaient à bord.

• Cet Airbus A320 avait été livré à EgyptAir en novembre 2003, selon Airbus. Il avait accumulé 48.000 heures de vol, ce qui est relativement peu.

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