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Chaude empoignade entre Sihem Ben Sedrine et Zouhair Makhlouf à la Télévision tunisienne

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Invitée sur le plateau de l'émission "Nirane sadika" sur la Wataniya 2, la présidente de l'Instance Vérité et Dignité, Sihem Ben Sedrine a eu la mauvaise surprise de se retrouver confrontée à Zouheir Makhlouf, vice-président de l'IVD, révoqué par l'Instance mais confirmé à son poste par une décision du tribunal administratif.

Assis derrière un écran dans les coulisses de l'émission, le vice-président de l'IVD allait avancer des chiffres sur "les présomptions de corruption" au sein de l'Instance quand Sihem Ben Sedrine, se lève affirmant "Moi je ne reste plus (...) Je refuse de me retrouver face à lui" avant de quitter le plateau.

Après l'intervention du présentateur, la présidente de l'IVD regagne enfin sa place et déclare au présentateur: "Regarde, si tu avais invité beaucoup de personnes, à la limite ça passe. Mais que tu invites la personne dont tu connais la partialité..." quand Zouheir Makhlouf reprend la parole, affirmant qu'en sa qualité de vice-président de l'Instance, il a des chiffres à avancer.

Visiblement agacée, Sihem Ben Sedrine rétorque: "Tu n'es le vice-président de rien du tout toi", avant que le présentateur ne réussisse à ramener le calme sur le plateau.

Un différend qui dure

Le bras de fer a commencé publiquement entre Sihem Ben Sedrine et Zouhair Makhlouf lorsque ce dernier a adressé une lettre en août 2015 au président de l’Assemblé des représentants du peuple, Mohamed Ennaceur où il accuse notamment la présidente de gaspillage de l'argent public et de prise de position unilatérale.

Le conseil de l'IVD annonce dès lors le limogeage de Zouhair Makhlouf
, "pour transgression de la loi sur la justice transitionnelle en portant atteinte à la réputation de l'IVD".

Zouhair Makhlouf réagit en entreprenant une action en justice auprès du tribunal administratif pour annuler la décision de limogeage.

La justice a tranché en sa faveur en annulant, jeudi 21 avril, la décision de son limogeage de sa mission en tant que Vice-président de l'Instance, dont il a été empêché d'accéder aux locaux par la force physique le 25 avril dernier, ne pouvant donc pas reprendre ses fonctions.

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